rédaction
EDITO

16 mars : tour de chauffe réussi pour les étudiant•e•s !

Depuis l’annonce du premier confinement il y a un an, les jeunes sont les oubliés du “quoi qu’il en coûte” scandé par le président de la République. 

Hier partout en France nous étions des milliers, dont 2000 à Paris et avons répondu au gouvernement que nous ne serons pas la génération sacrifiée, nous avons des propositions pour faire avancer notre situation, il s’agit maintenant d’investir dans la jeunesse.

Et alors que nous alertons depuis des mois sur la situation des étudiants et des étudiantes, le Gouvernement préfère débattre avec des influenceurs plutôt que de se confronter aux organisations étudiantes et de jeunesse. 

Pour les étudiants et les étudiantes il y a urgence.  Isolement, cours à distance, précarité étudiante qui explose… Aujourd’hui 1 étudiant sur 6 est en décrochage, les demandes d’aide d’urgences au Crous ont explosées de 40%.

Aujourd’hui de plus en plus d’étudiants doivent se tourner vers des organismes d’aide alimentaire pour se nourrir. Et pour cause, la crise économique touche aussi de  plein fouet les étudiants, 1/3 a perdu son job étudiant, pourtant essentiel pour financer ses études.

Parce que oui, la précarité étudiante n’est pas nouvelle, ce n’est pas la pandémie qui a mis la précarité étudiante sur la table. Avant la crise, près de la moitié des étudiants et des étudiantes  étaient déjà dans l’obligation de se salarier pour financer leurs études. Pourtant le salariat étudiant est le premier facteur d’échec dans l’enseignement supérieur et la recherche.

En janvier dernier, avec l’UEC nous avons été à l’initiative d’une mobilisation étudiante ayant rassemblé des milliers d’étudiants et d’étudiantes partout en France. Reprise des cours en présentiel et plan de lutte contre la précarité étudiante étaient notre mot d’ordre. 

Nous avons obtenu depuis des repas Crous à 1 euro pour toutes et tous, la gratuité des protections périodiques, le gel des frais d’inscription et des loyers Crous, une reprise partielle des cours à 20% dans les universités. 

Ce n’est pas suffisant. Plus que des mesurettes au compte goutte, nous répondons qu’il faut mettre les moyens pour en finir avec la précarité étudiante, non par logique de charité, mais bien parce que l’on empêche aujourd’hui toute une génération et donc le futur de la société, de se former, d’étudier convenablement, sous prétexte que leurs ressources ou celles des parents n’est pas suffisante. 

Nous répondons qu’il faut instaurer un revenu pour les étudiants, au-dessus du seuil de pauvreté, et financé par les cotisations sociales. Parce que oui la société, donc les richesses produites doivent financer la formation, les études. 

Nous répondons qu’il faut mettre des moyens exceptionnels sur la table pour assurer un retour ambitieux dans les universités, un rattrapage du retard accumulé et donc des formations de qualité. Nous demandons l’embauche de personnels éducatifs, et leur titularisation. Nous demandons la construction et la mise à disposition d’infrastructures.  

Hier nous avons répondu par la force de la mobilisation, nous avons répondu qu’il était temps d’en finir avec les humiliations.