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17 mai : journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Depuis 2005, le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie et le transphobie (International Day Against Homophobia, Transphobia). Cela fait maintenant 27 ans jour pour jour que l’homosexualité a été retiré de la liste des maladies mentales de la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé (17 mai 1990). 

Des chiffres alarmants

«Les chiffres sont alarmants» explique Joël Deumier, nouveau président de SOS homophobie. En effet, l’association a reçu 1515 témoignages d’actes LGBTphobes. C’est 19,5% de plus qu’en 2016.  L’augmentation des actes biphobes rapportés est de +48% et l’augmentation des actes transphobes de +76%.

Le principal contexte d’homophobie, c’est internet, où surviennent 22,5% des insultes LGBTphobes, suivi par la famille et l’entourage (15%), et les lieux publics (14%). En milieu scolaire, plus de la moitié des témoignages proviennent de mineur.e.s.

Des discriminations à tous les niveaux

La visibilité des personnes trans a augmenté, grâce à l’affirmation publique de plusieurs célébrités comme Caitlyn Jenner, les sœurs Wachowski ou encore la chroniqueuse Brigitte Boréale sur Canal+. Les mannequins transgenres sont également de plus en plus à la une. Mais au quotidien, la réalité n’est pas aussi pailletée.

En avril dernier, une bénévole et militante de l’Association nationale transgenre (ANT), Emilie Dauby, a été violemment agressée devant le centre LGBT de Paris. L’affaire a fait du bruit, mais pas assez. Le rapport 2017 d’SOS Homophobie vient alors rappeler que la transphobie ainsi que toutes les LGBTphobies sont un quotidien inadmissible.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe sont loin de faire l’unanimité des associations LGBT. L’un a prétendu que la Manif pour tous avait été humiliée, l’autre s’oppose à la PMA et s’abstient sur le mariage pour tous. La révolution tant attendue pour les droits LGBT semble devoir attendre.

Des persécutions inadmissibles

Cette journée est cette année marquée par la situation en Tchétchénie. Les témoignages continuent d’affluer et sont tout aussi glaçants. Le pouvoir central russe ne semble pas pressé d’intervenir, tandis que les réactions de la communauté international apparaissent bien faible.

Nul doute que les Marches des Fiertés seront l’occasion de réaffirmer, comme tous les ans, les revendications fières et révolutionnaires liées aux enjeux LGBT+.

Rédaction
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Collectif de rédaction d'Avant Garde