manifestation G20 HambourgManifestation samedi à HambCC0 | Domaine Public
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19 pays, 70 000 manifestants, et Twitter, tout sur le G20

Ce week-end s’est tenu à Hambourg une réunion du G20. Ces réunions des 19 pays les plus riches, ainsi que de l’Union Européenne viennent instituer un ordre international en dehors de l’ONU.

Représentant plus de 90% du produit brut mondial, ce groupe des vingts peut facilement imposer ses propres règles. Il reste toutefois largement contesté, plus de 70 000 personnes ont pris part à une manifestation à Hambourg ce samedi. Mais ce ne sont que les images des affrontements entre la police et des petits groupes de manifestants que les médias ont préféré largement diffuser.

L’abandon de la lutte contre le réchauffement climatique

Le principal événement de ce G20 est la capitulation des autres nations face à la décision américaine de quitter l’accord de Paris. Quel sens peut encore avoir cet accord si la plus grosse économie et un des plus gros pays pollueurs l’enterre ?

L’abandon de l’accord est d’autant plus fort que les Etats-Unis ont obtenu que l’aide promise aux pays en voie de développement dans le cadre du développement durable puisse concerner l’utilisation de ressources fossiles.

La déclaration d’intention intitulée “Plan d’action climat et énergie pour la croissance” n’est pas de nature à rassurer les peuples sur la volonté réelle des dirigeants des grandes puissances d’endiguer le réchauffement climatique.

La seule déclaration concrète de ce document est le rappel de l’attachement du G20 à un marché de l’énergie ouvert, transparent et souple. Ce dernier étant un prérequis aux investissements nécessaires dans les énergies renouvelables.

Un sommet d’idéologie

Le principal but du G20 si ce n’est le seul, c’est bien la promotion d’une économie mondiale libéralisée. Créé suite à de nombreuses crises financières ce groupe a pour principal objectif la promotion du libre échange.

Les déclarations de Trump ont d’ailleurs eu moins d’effet sur cet aspect que sur le climat. L’économie mondialisée y est présentée tout au long de la déclaration commune des dirigeants, intitulée : « former un monde interconnecté », comme la solution miracle à tous les maux.

La régulation financière un temps envisagée, y est totalement abandonnée. Tout au plus peut-on trouver quelques lignes sur la nécessité d’un système financier résilient ou quelques timides critiques contre l’évasion fiscale.

Le « dumping » y est dénoncé comme une pratique commerciale injuste qui pouvait faire l’objet d’instrument légitime de défense. Voilà pour le protectionnisme de Donald Trump. Probablement pas de quoi rassurer les travailleurs. Tout juste d’une phrase le texte reconnaît que les bénéfices du commerce international n’ont pas été assez largement partagés.

Sans blague.

Le G20 de l’absurde sur Twitter

Ce genre d’événement abondamment retransmis sur toutes les télés du globe a été l’occasion de mise en spectacle de la part des deux dirigeants les plus récents.

Notre président français, probablement vexé d’être éclipsé par la rencontre entre Trump et Poutine, s’est senti obligé de nous gratifier d’un coup de com’. On a ainsi pu le suivre en direct sur Twitter à la rencontre des habitants de Hambourg.

Le fantasque président américain s’est lui fait remplacer à plusieurs reprises par sa fille, par ailleurs conseillère à la maison blanche, sans visiblement comprendre les critiques qui ont suivi. Information révélée par une conseillère spéciale pour le G20 de Poutine…

Il semble d’ailleurs particulièrement fier de sa prestation à ce G20 si on en croit l’improbable vidéo publiée hier.

Rédaction
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Collectif de rédaction d'Avant Garde