Aux 23 et à tous les résistants, femmes et hommes, la patrie reconnaissante. 

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Aux 23 et à tous les résistants, femmes et hommes, la patrie reconnaissante. 

Aujourd’hui est un jour particulier. Aujourd’hui, la France reconnaît les résistants étrangers et communistes morts pour la France. Mort pour cette république, cette nation synonyme de liberté et d’indépendance. 

Aujourd’hui, Missak et Mélinée Manouchian entrent au Panthéon et avec eux, toute la résistance. 

Cet héritage, nous le portons au plus profond de nos valeurs. Chaque jour, par nos combats, nous honorons celles et ceux qui sont morts pour cet idéal républicain. 

Communistes, nous sommes de tous les combats pour la justice sociale. L’histoire récente l’a montré, par les retraites, par la loi travail, par nos luttes contre la précarité. 

Jeunes communistes, nous sommes pour l’émancipation de la jeunesse. Pour son épanouissement dans une société sans classe, sans injustice. 

Aujourd’hui est un jour particulier et je voudrais profiter de cet édito pour dire un mot sur les femmes de la résistance. Peut-être aujourd’hui, plus qu’hier, à cause de la devise du Panthéon qui semble se satisfaire du “homme” avec un grand H. Afin de penser la résistance dans son ensemble. Qu’elles soient dans les FTP-MOI ou dans d’autres organisations, les femmes ont marqué l’histoire de la résistance. Il n’est pas de trop de le rappeler. 

Malgré ce qu’on pourrait penser, elles ne faisaient pas seulement accueillir, nourrir ou loger les résistants. Elles ont aussi pris les armes, posé des bombes, piloté des avions, fait passer la frontière suisse à des enfants. 

C’est d’ailleurs ce qu’a fait Olga Bancic, résistante roumaine, juive et communiste, soldate volontaire des FTP-MOI de la région parisienne. Seule femme parmi les 23. 

À la FTP-MOI, elle était chargée de l’assemblage des bombes et des explosifs, de leur transport et de l’acheminement des armes avant et après les opérations.

Comme les autres, elle a été torturée puis condamnée à mort. À la différence de ses camarades, elle n’est pas fusillée au Mont-Valérien, mais décapitée à Stuttgart, en mai 1944 ; à l’abri des regards. Les nazis ne fusillaient pas les femmes, ils les guillotinaient.

Sans rappeler tout cela, l’hommage aux résistants d’aujourd’hui et de demain ne serait pas complet. 


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