Rédaction | Avant Garde
EDITO

CETA, MERCOSUR : vers un naufrage environnemental et social des deux côtés de l’Atlantique

Le CETA, traité de libre-échange entre l’UE et le Canada va passer au vote le 17 juillet à l’Assemblée nationale pour sa ratification. Si ratifier, ce traité va entraîner une catastrophe tant du point de vue écologique que sociale. 

Le CETA va mettre en place une concurrence entre les travailleurs de l’UE et du Canada. Qui dit mise en concurrence, dit compétitivité. Les firmes transnationales vont privilégier leur implantation dans les pays où les normes environnementales et sociales leur sont les plus avantageuses. À terme, cela va inciter les gouvernements à rendre plus “compétitifs” les travailleurs de leur pays en allégeant les entreprises des différentes contraintes “sociales” et donc entraîner une casse accrue du code du travail. 

Ce traité est également une aberration écologique, à l’heure où des centaines de milliers de jeunes descendent dans la rue pour exiger des gouvernements de mettre en place des réelles politiques contre le réchauffement climatiques. La ratification de ce traité entre en totale contradiction avec leurs revendications. Le développement des échanges entre les deux côtés de l’Atlantique ne peut qu’entraîner une hausse de l’émission des gaz à effet de serre et par là même accroître le dérèglement climatique. 

Après le CETA ça sera au tour du traité avec le Mercosur et les pays d’Amérique du Sud. Ces traités vont donner plus de pouvoirs aux firmes transnationales. Elles pourront faire la pluie et le beau temps où elle souhaite et dicter leurs consignes au gouvernement. Le CETA prévoit notamment que lorsqu’un gouvernement prend une décision sociale ou environnementale qui va à l’encontre des intérêts d’une firme transnationale, celle-ci pourra alors saisir un tribunal pour faire valoir son manque à gagner.