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EDITO

Démission d’étudiants en soins infirmiers : le gouvernement responsable !

1300, c’est le nombre d’étudiants en soins infirmiers qui ont démissionné entre 2018 et 2021. Olivier Véran, ministre de la santé essaie encore d’en comprendre les raisons mais l’explication est toute simple. 

Depuis des années, les personnels soignants tirent la sonnette d’alarme sur l’état de l’hôpital public. Il est dû aux politiques austéritaires ayant entraîné un manque de moyens considérable : engorgement des services, manque de personnels, manque de lits et de matériels.

De fait, dès le début de la crise sanitaire, les étudiantes et étudiants en soins infirmiers ont été en première ligne pour venir en renfort aux personnels de santé, dépassé·e·s car en nombre insuffisant pour faire face à la hausse des cas de contamination. 

Ces étudiants et étudiantes ont mis entre parenthèses leur formation initiale pour venir renforcer les équipes hospitalières au détriment de leur apprentissage : mobilisation sur le lieu de stage, retard dans les examens, cours inexistants. Cette réquisition, emploi déguisé, s’est faite au détriment de la formation du futur personnel de santé dont la société à besoin. 

Pour Olivier Véran, l’hôpital de la crise ne correspond  pas à l’hôpital du quotidien. Mais monsieur le ministre,  ce n’est pas le  covid-19 qui a usé l’hôpital public, entraîné un manque de moyens, un manque de personnels, un manque de lits et d’infrastructures,  mais  bien les politiques d’austérité budgétaire menées sur l’autel du profit depuis des décennies. 

Les contradictions du système capitaliste entraînent les résignations d’aujourd’hui,  en témoignent la démission de milliers d’étudiants et d’étudiantes en soins infirmiers. Il faut dès à présent réinvestir dans notre système de soins afin de pouvoir former et embaucher le futur personnel de santé dont le pays a besoin. Ouvrons des places dans des formations en santé !