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Éducation

Dernière semaine pour Parcoursup 2020

La semaine dernière la ministre de l’enseignement supérieur, Frederic Vidal, a annoncé la prolongation de la phase complémentaire d’admission Parcoursup au 24 septembre. D’abord prévu pour le 10 septembre, cette déclaration était donc vivement attendue. 

La phase d’admission complémentaire de Parcoursup, c’est la dernière phase d’admission qui permet à ceux n’ayant pas été acceptés dans les filières de leur choix de formuler jusqu’à 10 nouveaux vœux dans les formations disposant de places disponibles. Ces jeunes diplômés en attente de place sont ensuite accompagnés par la commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) de leur académie.

Combien ont besoin de place ? 

Cette année, à cause de la situation exceptionnelle à laquelle les lycées ont dû faire face, le taux de record de réussite au Bac a été de 97,7%. Un chiffre qui a son importance, car ce sont 48.000 candidats de plus qui ont demandé à venir gonfler les effectifs de l’enseignement supérieur. 

A ce jour, Frédéric Vidal a annoncé que “quelques milliers” de candidats étaient encore en attentes de place mais que les chiffres des affectations sont meilleurs que l’an dernier. Un chiffre flou suivi d’une déclaration qui nous laisse perplexe lorsque l’on sait que l’année dernière, à la même période, 1175 bacheliers étaient restés sans affectation.

Les promesses du gouvernementMi-juillet, Jérôme Teillard avait annoncé 3000 places en plus de BTS. Cependant, le chef du projet Parcoursup pour le ministère nous dit maintenant que “c‘est un travail de dentelle qu’il faut réaliser pour trouver des places supplémentaires partout où c’est possible“, soulignant qu'”un travail fin d’appréciation se fait entre les présidents d’universités, les recteurs, l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur pour qu’on identifie où il est possible de créer des places“. Une déclaration qui montre bien que les “efforts” estivaux du gouvernement ne sont pas du tout suffisant pour faire face à la demande d’entrée dans l’enseignement supérieur. Il serait donc bien d’en finir avec “le travail de dentelle”, mais bien de mettre en place un grand plan de financement des universités afin de créer plus de places, tout en finissant avec la selection à l’entrée des universités.