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EDITO

Des étudiants sans master à la mi-novembre, toujours aucune solution !

Nous sommes à la mi-novembre et le premier semestre est déjà bien entamé, mais nombre d’étudiants et d’étudiantes n’ont pas le droit à la poursuite d’étude ! 

Les témoignages se succèdent alors même que la sonnette d’alarme a déjà été tirée l’année dernière par l’UEC. Dans de nombreuses universités, des étudiants et des étudiantes par centaines n’ont pas accès à un master du fait de la sélection due à un manque de places. 

Aujourd’hui, c’est le parcours du combattant pour faire ses études. À la sortie du lycée, c’est la sélection avec Parcoursup, après la licence c’est aussi la sélection pour entrer en master, et c’est la sélection ensuite pour accéder au master 2. 

Les gouvernements successifs sont tous autant responsables de la situation. 

Sous Hollande, pour ne pas avoir financé à la hauteur des besoins l’enseignement supérieur et la recherche. Sous Macron, pour avoir mis en place la sélection à tous les échelons, alors que l’arrivée plus massive des étudiantes et des étudiants dans l’enseignement supérieur aurait pu être anticipée. 

Personne ne se préoccupe aujourd’hui des milliers d’étudiants et d’étudiantes qui après avoir fini leur licence ou leur master se retrouvent refoulés de l’enseignement supérieur et la recherche, faute de places et donc de financements. 

Cette situation est inacceptable. Pire, la société se prive de son avenir. 

Nous demandons au gouvernement de chiffrer le nombre d’étudiants et d’étudiantes dans cette situation afin de pouvoir permettre à chacun de ces étudiants et de ces étudiantes d’avoir une place dans le master de leur choix. 

Au-delà de ça, c’est d’un véritable service public de l’orientation dont les étudiants et les étudiantes ont besoin, de places dans l’enseignement supérieur et la recherche et d’enseignants formés.