Des places pour les JO, oui, mais pour qui ?

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Depuis déjà plusieurs mois et mêmes années, la France prépare les Jeux Olympiques avec ardeur. Il y a deux semaines c’était la nouvelle mascotte, la Phryge, qui était dévoilée. De quoi tenir en haleine les plus grand·e·s fans de sports. 

Aujourd’hui s’ouvrent les inscriptions du tirage au sort pour l’achat des places des Jeux olympiques 2024 à Paris. Ce tirage au sort devrait permettre aux futur·e·s spectatrices et spectateurs de se lancer dans la course aux places. Car nous pouvons bien parler de course, presque de marathon au vu de ce qui attend les supporters et supportrices. 

En effet, cette inscription n’est qu’un début. Il faudra encore attendre février 2023 pour savoir si oui ou non nous pouvons acheter un pack sur mesure pour un prix allant de 72€ à plus de 1000€… 

La question est… à qui profite tout le système en place ? 

Certainement pas aux associations de quartiers et aux clubs de sports franciliens. Pourtant, les épreuves se dérouleront à leurs portes. 

Pour tenter de répondre à la question, une promesse a été faite en juillet dernier de 400 000 places réservées, payées et distribuées aux bénévoles et scolaires par l’État. Depuis ces paroles, c’est silence radio à l’Élysée. 

À la base de tout sport de compétition, il y a le sport amateur. Tous les grand·e·s sportifs et sportives sont passé·e·s par là. Pourtant, celui-ci est menacé par de multiples coupes budgétaires et le manque d’équipement sportif sur le territoire. 

Pourtant,  les activités physiques sont des enjeux d’émancipation pour les jeunes. Pouvoir avoir accès à une activité sportive quel que soit son genre, c’est garantir un temps collectif encadré par des professionnels à chaque jeune. Ainsi, ils et elles peuvent se créer un cercle social, développer leurs pratiques sportives et s’émanciper de la sphère familiale. C’est aussi leur permettre un maintien de leur forme physique et mentale à l’heure où les heures d’EPS à l’école sont réduites. 

Combien de Kylian MBappé ou de Teddy Riner faudra-t-il pour se rendre compte que l’investissement dans le sport amateur est nécessaire ?