EditoAvant Garde | Rédaction
A LA UNE

EDITO : En marche vers les pleins pouvoirs

Aussi annoncée que souhaitée par la majorité des médias, et par les artisans de la prise de pouvoir d’Emmanuel Macron, la victoire écrasante du camp libéral est bien là.

Ils sont déjà bien loin les bouleversements politiques de cette année 2017. Au lendemain du 1er tour des élections législatives, les grands vainqueurs sont la Ve République et ceux pour qui elle existe.

Un président élu avec 24% des voix au premier tour, disposera d’une écrasante majorité absolue pendant les cinq prochaines années.

L’inversion du calendrier électoral a une fois de plus bien joué son rôle. Un président élu avec 24% des voix au premier tour, disposera d’une écrasante majorité absolue pendant les cinq prochaines années. Les “nouveaux” députés ont été sélectionnés auparavant pour exécuter le programme présidentiel.

Le système électoral ressemble de plus en plus à une mauvaise farce. Le taux historiquement élevé de l’abstention (un électeur sur deux) en est d’ailleurs un des symptômes évident.

Voilà aussi balayée la dynamique qui s’était créée autour de la candidature de Mélenchon à la Présidentielle. Nombre de ses électeurs ne se sont pas déplacés pour les législatives tant l’espoir a été sapé par la division qui a régné entre les forces de progrès pour les législatives.

L’incapacité à traduire dans le rassemblement la dynamique de la présidentielle a disqualifié la gauche au premier tour.

Dans la majorité des circonscriptions, l’incapacité à traduire dans le rassemblement la dynamique de la présidentielle a disqualifié la gauche au premier tour. Elle a évacué la possibilité d’une puissante opposition populaire à l’Assemblée Nationale, qui était pourtant à portée de main.

A l’inverse l’extrême droite, bien que battue au second tour de l’élection présidentielle, n’est pas morte. C’est sans commune mesure avec la vague annoncée au moment de la présidentielle, mais dans un certain nombre de circonscriptions, l’extrême-droite fasciste peut tout de même espérer l’emporter.

Il n’y aura pas dimanche prochain de majorité de progrès à l’assemblée nationale, pas de majorité pour répondre aux aspirations populaires.

Il reste cependant un certain nombre de candidats du camp progressiste qualifiés pour le second tour de l’élection. Il est nécessaire de les soutenir dans cette dernière semaine de campagne pour faire exister la voix du progrès social à l’Assemblée Nationale. Sans eux, aucune voix ne dénoncera les lois scélérates voulues par le président Macron. Et sans eux, personne ne proposera de lois pour changer nos vies !

Rédaction
Rédaction
Collectif de rédaction d'Avant Garde