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EDITO : La République en marche forcée

Le Président s’est installé et, avec lui, un Premier Ministre issu de la droite et un gouvernement réduit.

La liste est connue et a été abondamment commentée. L’absence de certains ministères également. Les annonces du Premier Ministre ce week-end confirment ce que l’on savait déjà. Le renouveau ne s’encombrera pas de la démocratie parlementaire. Ordonnances, procédure législative accélérée, tout sera fait pour réduire le débat public.

La méthode Macron interroge et inquiète. Il se présente comme  l’homme du mouvement, de l’action. Cependant, maintenant le pouvoir conquis, vers où va-t-il aller ? Il multiplie les annonces de lois avec des calendriers serrés, dont une particulièrement, qu’il espère faire voter avant septembre. Sur le travail. Profitant de la période estivale pour ne laisser aucune place au débat public.

Les mesures annoncées sont tout droit tirées de la loi travail, pourtant très largement rejetée par la population.

Sa loi semble bien proche de celle passée en force par le précédent gouvernement. Quelle majorité dans le pays espère-t-il pour sa nouvelle loi ? Quels sont les objectifs de cette dernière ? Les mesures annoncées sont tout droit tirées de la loi travail, pourtant très largement rejetée par la population.

Et puis il y a les élections législatives. Tout lui sourit. La gauche est éclatée et court vers une défaite historique. L’extrême droite est fragilisée par sa percée limitée au second tour de l’élection présidentielle, mais on aurait cependant bien tort de les oublier tellement la déstabilisation générale crée leur terreau. Et la droite de son côté est bousculée par les défections.

Toutefois c’est peut être même au sein de ses propres candidats que se cachent ses difficultés. Les 522 candidats de son mouvement sont d’une grande diversité, comment maintenir l’unité d’un tel assemblage ? Surtout avec une structure partisane aussi neuve, et aussi centrée sur sa personne.

En résumé, la République n’est pas en marche, elle titube.

En résumé, la République n’est pas en marche, elle titube. Macron et son gouvernement veulent la conduire à marche forcée vers des projets dangereux et largement minoritaires, dont les effets, eux, ne se feront pas attendre : toujours plus de précarité, de divisions, de désespoir.

Dans ce flou généralisé, une chose est sûre, le résultat des élections à venir sera déterminant pour le reste du quinquennat. C’est le début de la campagne officielle, nous ouvrons nos colonnes à partir d’aujourd’hui aux candidats de l’espoir et du progrès.

Rédaction
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Collectif de rédaction d'Avant Garde