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EDITO

#EtudiantsSansMaster : vous reprendrez un peu de Sélection ?

La réforme de la sélection en Master mise en place sous Hollande en 2016, a imposé une sélection entre la licence et le Master 1. C’est-à-dire que le diplôme licence ne permet pas de poursuivre vers les études de son choix, provoquant une fois de plus une orientation par défaut ou un abandon.
Dorénavant pour les jeunes c’est : sélection en troisième, sélection pour entrer à l’université en sortant du lycée, et sélection aussi, si on a pu obtenir sa licence. Les conséquences sont terribles pour des milliers de jeunes qui se retrouvent sur le carreau après un parcours semé d’embûches.
Après deux ans de cours à distance et un sixième d’étudiant en situation de décrochage, c’est la douche froide pour des milliers d’étudiants. Sur les réseaux sociaux les témoignages se succèdent, des milliers d’étudiants et d’étudiantes se retrouvent sans master à la rentrée de septembre.
Nombre d’étudiants et d’étudiantes ont envoyé des centaines de candidatures telle une bouteille à la mer pour espérer malgré tout entrer dans une formation l’année prochaine. Elles ont presque toutes été motivées par des refus. Les raisons invoquées sont soit un manque de capacité d’accueil soit un niveau insuffisant.
Dans les deux cas, cela n’est pas acceptable.
Le manque de capacité d’accueil révèle une fois de plus un manque d’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche malgré la sonnette d’alarme qui a été tirée à plusieurs reprises.
Le niveau insuffisant pointé du doigt par des formations révèle une fois de plus la mise en concurrence des établissements et des élèves doublée de l’incapacité du gouvernement à faire face à la crise sanitaire et éducative provoquant un retard énorme et accentuant les inégalités.
En effet, les universités inscrivent sur les dossiers les examens qui ont été passés en distanciel ou en présentiel par les étudiants et les étudiantes. Cela joue sur l’acceptation en master, la valeur du diplôme obtenu n’étant pas la même. Après deux ans de galère pour les étudiantes et les étudiants, une nouvelle porte se ferme.
Nous avons donc une machine à sélection sociale qui continue de broyer les rêves et les aspirations de toute une jeunesse, une machine à sélection qui brade notre avenir.
Pour les milliers d’étudiants et d’étudiantes qui se retrouvent sur le carreau, des recours au rectorat sont encore possibles, mais ces recours s’avèrent être une vaste fumisterie.
Pour des milliers d’étudiants et d’étudiantes ayant postulé dans des masters dans tout le pays, et ne sachant pas où ils seront acceptés l’année prochaine s’il y a des désistements, c’est aussi la galère pour trouver un logement.
Les demandes pour un logement en cités-universitaires sont bouclées, mais au-delà de ça comment trouver un logement si on ne sait pas dans quelle ville on va étudier l’année prochaine ?
Alors que faire ?
L’Union des étudiants et étudiantes communistes y répond et est résolue à mobiliser le monde étudiant pour mettre fin à la sélection inégalitaire !