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EDITO

Faire un choix : battre Marine Le Pen le 24 avril

Pour la troisième fois sous la Vème République, un candidat ou une candidate d’extrême droite arrive au second tour de l’élection présidentielle. Il y a 20 ans, cela avait suscité l’indignation partout dans le pays. Il y a 5 ans cela a suscité le questionnement. Aujourd’hui nous devons tout faire pour que cela ne suscite pas l’indifférence.

La petite musique « ni Macron ni Le Pen » monte de plus en plus parmi la population. Nombre de jeunes, de travailleurs et de travailleuses n’en peuvent plus de ce duel incessant. Pourtant nous ne devons pas nous résigner. Mais bien nous organiser pour d’une part empêcher l’entrée à l’Élysée de Marine Le Pen. Et ensuite faire front face à Emmanuel Macron s’il est de nouveau élu. 

Emmanuel Macron a encore plus éloigné les Français et les Françaises de la politique durant ses 5 années de mandat. Alors que l’extrême droite est aux portes du pouvoir, il est inconcevable de penser que les électeurs et les électrices de Fabien Roussel seraient responsables de cette progression. 

Au contraire, cette candidature, celle des jours heureux, a participé à faire progresser la gauche, y compris en donnant des voix à Jean-Luc Mélenchon. L’heure n’est pas aux règlements de compte, mais bien à la prise en considération de ce qui va se jouer le 24 avril prochain. 

Le 24 avril, je fais le choix de mettre le bulletin d’Emmanuel Macron dans l’urne en toute connaissance de cause. Il ne s’agit pas d’une approbation du bilan de Macron, bien au contraire.  Il s’agit d’une prise de responsabilité face au risque de perdre nos droits et de devoir abandonner par la force nos libertés individuelles et collectives. 

L’extrême droite, quand elle est au pouvoir, sape les fondements de la République et de la démocratie. Elle sape les droits des travailleurs et des travailleuses, sape les droits des femmes et des personnes LGBT. Elle participe à faire infuser une idéologie raciste dès le plus jeune âge dans les programmes scolaires notamment.

Battre l’extrême droite est une nécessité le 24 avril. Ensuite, mettons en échec Macron, continuons de construire des jours heureux à l’image de la campagne menée ces derniers mois.