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EDITO

Génération maltraitée

“Il n’est pas facile d’avoir 20 ans en 2020”. En effet, depuis des mois, le nombre de jeunes pointant en recherche d’emploi ne cesse de grimper. En septembre, déjà un jeune actif sur six n’avait pas d’emploi. D’ici quelques semaines, nous arriverons à un sur quatre.

Les chiffres du chômages ne sont pas prêts de diminuer. Le plan Castex n’y changera rien. Bien au contraire, au delà du slogan, peu de solutions sont proposées et celles-ci ne sont pas pérennes. Le “plan jeune” ne propose guère mieux que des contrats à durée déterminée de trois mois et des services civiques. Il va ainsi mettre le problème sous cloche tout en aggravant la précarité. La chute vertigineuse des offres d’emplois pour les jeunes n’ait pas prête de s’arrêter.

Pourtant nous avons là une génération prête à s’investir pleinement dans la société. La jeunesse regorge de potentiels futurs médecins, infirmiers, sage-femmes, métallurgistes, chercheurs, ingénieurs, enseignants, cheminots… Mais pour cela il faut leur donner les moyens de construire leur avenir et réaliser leur rêve.  

Nous n’avons jamais eu autant besoin d’agents dans le service public. La santé, l’éducation ou bien même les transports pâtissent du manque de personnels. Nous avons des centaines de milliers de jeunes en recherche d’emploi et un besoin de personnels au sein du service public. Au lieu de leur proposer des petits boulots et du chômage, le gouvernement ferait mieux de réinvestir dans les services publics afin de les embaucher, de les rémunérer convenablement et de former les futurs agents du service public.  !   

Le capitalisme n’agit pas contre le progrès, il le détruit. En ne laissant comme perspective : chômage, petits boulots et précarité pour les jeunes, il détruit le dynamisme naturelle de la jeunesse, son imagination créatrice et son esprit d’initiative. Tout autant d’éléments qui serait oh combien important de mobiliser dans la période difficile que nous traversons. 

Le besoin de révolution n’a jamais été aussi urgent. Génération désabusée, génération sacrifiée… nous sommes surtout la génération qui a conscience de la nécessité de s’engager et de s’organiser pour reprendre notre avenir en main.