rédaction
EDITO

Il faut multiplier les espaces de cours dès la rentrée et toute l’année !

La rentrée universitaire approche à grands pas, dès lundi pour certaines universités.  Elle est d’autant plus importante cette année que les étudiantes et les étudiants n’ont pas eu de cours en présentiel depuis près de deux ans. 

Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur et la recherche, a formulé en début de semaine dernière les toutes premières consignes aux présidents et présidentes d’universités, laissant une fois de plus  peu de temps aux universités pour  bien organiser la reprise des cours.   

Vidal a annoncé qu’il n’y aurait aucune jauge mise en place dans les amphithéâtres afin d’assurer à 100% une reprise en présentiel pour les étudiantes et les étudiantes. Cela sous-entend donc qu’il n’y aurait aucune distanciation physique à l’université. 

Si cet objectif d’une rentrée en 100% en présentiel est tout à fait louable, la désorganisation de la ministre quant à celle-ci est plus que discutable. Il ne s’agit pas de mettre en tas les étudiants et les étudiantes et de sonner la reprise des cours, surtout lorsque l’on sait que les amphithéâtres sont surchargés du fait d’un manque de capacité d’accueil et d’un manque de moyens attribués à l’enseignement supérieur et la recherche. 

La ministre ne semble pas avoir tiré les leçons du chaos de l’année dernière et cela ne doit en aucun cas justifier un retour en semi-distanciel ou en distanciel au cours de l’année. 

Assurer un retour 100% en présentiel, c’est d’abord prévoir qu’il soit maintenu sur l’année avec notamment un doublement des cours en amphi et en TD. Cela passe donc par une embauche de personnel éducatif titularisé en nombre conséquent et l’augmentation des capacités d’accueil via la construction de nouvelles infrastructures et l’ouverture de nouveaux locaux. 

Au-delà de ça, c’est bien du manque de personnels administratifs dont souffrent les universités. Nombre d’étudiants n’ont aucune information quant à leur pré-rentrée,  la condition de reprise des cours ou leur emploi du temps.  Certaines inscriptions ne sont pas finalisées par manque de personnel. 

Ainsi injecter des moyens ambitieux pour parvenir à cet objectif permettra d’une part d’assurer une éducation de qualité et donc de proximité sur le territoire, éviter les risques de contamination inutiles, et dans le même temps rattraper le retard accumulé par les étudiants et les étudiantes depuis 2 ans, tout en faisant tourner les universités à plein régime avec le personnel dédié.  

Madame Vidal, il est temps d’écouter les revendications des étudiants et des étudiantes ! Vous allez droit dans le mur.