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EDITO

Jean-Michel Blanquer doit démissionner

Dès la mise en place des réformes de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a connu une vive contestation à l’encontre de ses politiques. Et pour cause, celles-ci n’ont pour objectifs que de sélectionner et mettre en concurrence les élèves et les établissements entre eux. Réforme après réforme le ministre de l’Education Nationale a cassé notre système éducatif. 

Après trois ans en poste, le ministre a exagéré l’aspect de l’école comme un système de reproduction des inégalités sociales. 

En réponse aux mobilisations massives des lycéennes et lycéens ainsi que des enseignantes et enseignants, le gouvernement a fait le choix de la répression. Nous avons toutes et tous en tête les images indignes d’une centaine de jeunes à genoux à Mantes la Jolie en 2018 ou encore des scènes d’enseignants en liesse se faisant gazer devant le rectorat de Toulouse. 

Non seulement depuis 2018 Jean-Michel Blanquer refuse d’écouter les lycéennes et lycéens qui se mobilisent pour leur conditions d’études en envoyant des CRS à l’encontre des manifestantes et manifestants, mais on apprend aujourd’hui que celui-ci a monté de toutes pièces un “syndicat” lycéen fantoche afin d’occuper peu d’espace démocratique qui est laissé aux jeunes.

L’affaire autour de l’organisation “Avenir Lycéen” révélée par Médiapart et Libération est un véritable scandale d’État. Le Ministre a organisé la mise en place d’un faux syndicat ayant pour unique objectif l’accompagnement de ses réformes, et l’a fait siéger dans les instances consultatives officielles. Pire, nous apprenons également qu’en 2018 lors des contestations contre Parcoursup, certains rectorats ont fait pression à l’encontre d’élu·e·s des CAVL pour qu’ils rédigent des communiqués contre les blocages et en faveur des réformes.  Il s’agit d’une atteinte grave à la démocratie. 

Il y a quelques semaines, le gouvernement a dit vouloir s’atteler à l’apprentissage de la citoyenneté au sein des établissements scolaires et chérir la liberté d’expression. Les révélations récentes viennent contredire fortement ces propos.

Les politiques de Jean-Michel Blanquer sont rejetées depuis 3 ans par la majorité des élèves et professeurs. Face à ces critiques, sa seule réponse est l’autoritarisme et l’usage de la force. 

Ce ministre n’a plus aucune légitimité pour diriger ce ministère. Il doit démissionner.