Jeux olympiques, l’histoire d’une mauvaise dystopie

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Jeux olympiques, l’histoire d’une mauvaise dystopie

Étudiants délogés, QR code pour se déplacer, prix des transports qui s’envolent, la perspective des JO ressemble de plus en plus à une dystopie – du Georges Orwell dans une mauvaise adaptation cinématographique. 

Reprenons depuis le début. 

Il y a six ans, la liesse prenait place après le suspens insoutenable de l’annonce de la ville qui accueillerait les prochains Jeux olympiques. Paris était sélectionné, et déjà, la France y voyait une reconnaissance de son rayonnement international. Les habitants de la région parisienne, notamment les plus précaires, y voyaient quant à eux l’occasion d’aller voir ces JO, d’habitude inaccessibles.  

L’image de Jeux populaires, tournée vers la jeunesse, était alors en place et tout le monde s’en satisfaisait. Malheureusement, tous les contes de fées ne durent pas éternellement et la réalité s’est vite opposée aux aspirations de tout un peuple. La nation s’est trouvée mise au rythme des JO pour le meilleur, mais surtout le pire. 

Aujourd’hui, les différentes annonces ne trouvent plus de résonance tant le projet initial s’éloigne. Du monde de la culture aux transports en passant par le BTP, la colère monte. Les politiques au pouvoir ne semblent pas en prendre conscience. En exemple, les bouquinistes qui voient leur outil de travail déplacé malgré les protestations et l’incompréhension d’une telle mesure.

En première ligne, les plus précaires qui payent le prix fort entre l’augmentation des loyers et des transports pour des services qui se dégradent malgré les promesses. Tout ça pour ne même pas pouvoir profiter des Jeux olympiques à deux pas de chez eux.

L’opposition constante entre les JO et l’ensemble des sphères de la société ne peut pas continuer ainsi. La réussite de cet événement international important ne peut se faire dans l’exclusion. Ces Jeux pourraient être grandioses. Grandioses en ce qu’ils véhiculeraient de culture, de promotion de la pratique sportive. Malheureusement, c’est une fête populaire sans le peuple qui se profile. 

Alors, il reste encore quelques mois pour revenir sur le chemin de l’événement populaire qui nous a toutes et tous animé. 


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