Rédaction | Avant Garde
EDITO

La fraternité n’est pas qu’un mot posé sur le fronton de nos mairies

Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants“. Emmanuel Macron, le 16 août. 

Cette phrase a été prononcée par Emmanuel Macron quelques heures après la diffusion sur toutes les chaînes d’informations des images d’horreur sur le tarmac de l’aéroport de Kaboul. Des milliers d’Afghanes et d’Afghans essayant tant bien que mal de s’accrocher aux avions pour fuir l’arrivée des talibans. 

Des hommes et des femmes qui risquent la mort, la torture, l’enfermement ou tout simplement de voir leurs libertés partir en fumée par le putsh des forces islamistes. 

La phrase prononcée par Emmanuel Macron est probablement la plus cynique prononcée depuis le début du quinquennat. 

Quelle image de la patrie des lumières ! Je suis rempli de honte quand je vois le premier dirigeant de notre pays prononcer une telle phrase. 

La priorité devrait être au rapatriement non seulement des Français et de ceux qui ont aidé la France, mais plus généralement de l’ensemble des Afghanes et Afghans dont l’intégrité est menacée par le retour des talibans. Il nous incombe de protéger ceux qui fuient les terroristes et non le contraire. 

On ne peut se vanter d’être la patrie des droits de l’Homme, si on est incapable d’accueillir dignement celles et ceux qui demandent l’asile alors qu’ils risquent risquent leur vie dans leur pays d’origine. Non, la fraternité n’est pas qu’un mot posé sur le fronton de nos mairies, et ne s’arrête pas aux frontières nationales. 

La priorité doit être à la solidarité entre les peuples. Les Afghanes et Afghans qui cherchent l’asile dans un pays de l’Union européenne et en France doivent être accueillis. Voilà ce que j’aurai aimé entendre du premier représentant de la France.