Rédaction | Avant Garde
EDITO

Le vote utile, c’est voter pour ses convictions

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, nous voyons réapparaître sur le devant de la scène médiatique les traditionnels discours sur le vote utile. La technique est toujours la même. On fait miroiter une possible victoire aux électeurs, on leur demande de mettre de côté leurs convictions le temps du vote et de faire un choix stratégique en fonction des résultats des sondages. 

Notre démocratie, le monde politique et, il faut le dire la gauche, sont malades de ce vote utile. Si on admet qu’il existe un vote utile, on admet qu’il existe un vote inutile, des citoyens utiles et des citoyens inutiles. Le débat politique ne se fait plus sur des bases programmatiques, il est pollué par des débats stratégiques à des années-lumière des préoccupations des Français. Pire, en ne cherchant à rassembler que son propre électorat, la défaite est assurée.

Le pays est dans une situation catastrophique. La jeunesse est délaissée, le travail est attaqué de toute part, certains veulent détruire notre système de retraite. Pourtant, faute de perspectives politiques, une majorité de nos concitoyens ne comptent pas voter dimanche prochain. Qui peut leur en vouloir ? 

Des propositions novatrices, ambitieuses et réalisables

Voilà trop d’élections présidentielles qu’aucun candidat ne parle de nous, de notre quotidien et des manières de la changer. Pire, la gauche stigmatise celles et ceux qui mangent de la viande, qui utilisent leurs voitures. Cette gauche de privation est une machine à perdre.  Mais cette fois-ci, il y a une différence. Il y a un candidat à gauche qui n’était pas là la dernière fois. Je parle d’un candidat honnête, droit, sincère, populaire, qui n’a aucun sujet tabou. Un candidat qui fait de la jeunesse et du monde du travail ses deux priorités. Ce candidat, c’est Fabien Roussel. Il vient bousculer le vieux monde politique avec ses propositions novatrices, ambitieuses et réalisables. 

Il incarne le meilleur espoir à gauche aujourd’hui. Fabien Roussel a réussi dans sa campagne à construire les fondations d’une gauche populaire capable de rassembler très largement et de gagner l’élection. L’heure doit être celle de l’espoir. L’espoir d’une gauche capable de gagner. 

Une gauche qui n’a pas peur de défendre la souveraineté alimentaire et l’accès à la gastronomie française pour tous les Français. Une gauche qui soit en capacité de défendre la souveraineté économique du pays grâce à la reconstruction de notre tissu industriel. Enfin, une gauche cohérente, capable de défendre une souveraineté énergétique et décarbonée avec un mix hydraulique et nucléaire. Et surtout, une gauche qui ne stigmatise pas une partie de la population qui n’a pas d’autre choix que de prendre sa voiture pour se former ou travailler. 

Cette gauche à un nom et un candidat : Fabien Roussel. Alors le 10 avril prochain, reprenons des couleurs, permettons à la gauche de se reconstruire autour d’un pôle populaire. Le 10 avril, votons et faisons voter Fabien Roussel.