Affiches des films
CULTURE

Les conseils cinéma pour le week-end

Cette chronique présente les films qui m’attirent le plus parmi les sorties de la semaine. Je me base sur la filmographie du cinéaste, la bande annonce et le synopsis du film quand je n’ai pas pu le voir avant !

Dogman

Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce…

Dogman soulève un sujet rarement abordé, celui d’une Italie arriérée, abandonnée par l’Etat et les institutions où les habitants sont laissés à eux-même. Et dans cette errance naît la violence aussi bien symbolique que physique. C’est dans cette atmosphère violente et dure que Matteo Garrone place son dernier film. Après le flop de Tales of tales, le réalisateur italien revient en force avec Dogman, offrant un film puissant et bouleversant. Mais derrière ce sujet, le réalisateur arrive à laisser place à l’humour et à l’humanité pour proposer une fable contemporaine. Aussi, Matteo Garrone révèle un acteur impressionnant, Marcello Fonte qui remporte à juste titre le prix de la meilleure interprétation masculine au dernier festival de Cannes.  

The Strange Ones

À bord de leur voiture, Sam et Nick sillonnent les routes de campagne américaines. Pour certains qu’ils croisent, ils sont deux frères partis camper, pour d’autres, des fugitifs. Durant ce road-trip, de mystérieux événements surviennent, faisant peu à peu éclater la vérité au grand jour…

The Strange Ones porte bien son titre. Car c’est un film aussi étrange que surprenant. The Strange Ones s’inscrit totalement dans la vague de cinéma indépendant américain qui fait son petit chemin en France, souvent propulsé par le Festival de Sundance (festival de film américain indépendant). Si les réalisateurs maîtrisent la caméra, le sens du cadre et nous montrent de magnifiques paysages dans ce road trip américain, la relation entre les personnages relève de la pédophilie. Et on s’attend pas à cette révélation qui nous plonge dans un rêve – ou plutôt un cauchemar – semi-éveillé. A noter également le jeu d’acteur, condition nécessaire à la réussite et à la compréhension de l’histoire.

L’Empire de la Perfection

Le cinéma ment, pas le sport… Au début des années 80, le tennisman John McEnroe est copié dans toutes les écoles, étudié sous toutes les coutures, filmé sous tous les angles. Roland Garros 84 : il a tutoyé la perfection, et pourtant…

Il y a de ces documentaires qu’on n’oublie pas, qui impressionnent tant par la qualité de la documentation que par la qualité artistique. L’empire de la perfection en fait partie. Images d’archives inédites sur une voix off de Mathieu Amalric, le documentaire sur l’un des plus grands joueurs de tennis, mais aussi le plus controversé, bénéficie d’un montage très bien pensé. Et dans l’Empire de la Perfection, le sport est un art, John McEnroe un artiste, où chacun de ses coups est décrypté afin de dresser un portrait haletant de McEnroe. Une des forces du documentaire est également sa capacité de scénarisation qui arrive à faire monter le suspense d’une histoire dont on connaît déjà le dénouement.