Affiches des films
CULTURE

Les conseils cinéma pour le week-end

Cette chronique présente les films qui m’attirent le plus parmi les sorties de la semaine. Je me base sur la filmographie du cinéaste, la bande annonce et le synopsis du film quand je n’ai pas pu le voir avant !

Come as you are

Pennsylvanie, 1993. Bienvenue à God’s Promise, établissement isolé au cœur des Rocheuses. Cameron, vient d’y poser ses valises. La voilà, comme ses camarades, livrée à Mme Marsh qui s’est donnée pour mission de remettre ces âmes perdues dans le droit chemin. La faute de Cameron ? S’être laissée griser par ses sentiments naissants pour une autre fille, son amie Coley. Parmi les pensionnaires, il y a Mark l’introverti ou Jane la grande gueule. Tous partagent cette même fêlure, ce désir ardent de pouvoir aimer qui ils veulent. Si personne ne veut les accepter tels qu’ils sont, il leur faut agir…

Récompensé au Festival de Sundance, Come as you are aborde un sujet très peu traité, allant même jusqu’à oublier que ces “centres de conversion sexuelle” ont existé et qu’ils existent encore aux Etat-Unis. Ce qui peut relever du teen movie, la réalisatrice Desiree Akhavan le dépasse et apporte quelque chose en plus au teen movie classique grâce à une écriture fine des dialogues et du scénario. Aussi, la subtilité relève dans le fait que ce sujet sensible n’est jamais abordé avec manichéisme mais avec un humour finement amené qui donne une certaine force au film et au propos qu’il défend. Avec Come as you are, Chloe Grace Moretz qui joue le rôle principal signe sa meilleure interprétation.

Mon tissu préféré

Damas, mars 2011. La révolution commence à gronder. Nahla est une jeune femme de 25 ans, tiraillée entre son désir de liberté et l’espoir de quitter le pays grâce au mariage arrangé avec Samir, un Syrien expatrié aux États-Unis. Mais Samir lui préfère sa jeune soeur Myriam, plus docile. Nahla se rapproche alors de sa nouvelle voisine, Madame Jiji, qui vient d’arriver dans l’immeuble pour ouvrir une maison close.

Ce film est un emboîtement, entre une histoire intime et celle d’une révolution. Le pari était risqué, pas toujours réussi mais c’est des erreurs qu’on pardonne pour un premier film. Gaya Jiji, la réalisatrice traite d’un thème fort avec une esthétique de l’image impressionnante.