Rédaction | Avant Garde
CULTURE

Les grands concerts de la Fête de l’Humanité

Impossible de rendre compte des dizaines de concerts de la Fête pour les trois scènes officielles, la tâche est encore plus ardue si l’on s’intéresse aux dizaines d’autres dans les stands. Il paraissait toutefois impossible de ne pas raconter un petit bout de ce qui s’est passé musicalement lors de cette édition 2019 de la Fête de l’Humanité.

Aya Nakamura, chanteuse à domicile

Aya Nakamura est de retour chez elle, en Seine Saint Denis, ou plus précisément à la Courneuve où elle a étudié, pour la fête de l’Humanité ! 

Louper le concert ? “Y’a pas moyen djadja” ont répondu les milliers de personnes présentes en ce premier jour de la fête de l’Humanité. Il faut dire que l’annonce de sa présence dans la fête avait déjà fait grand bruit. Deuxième artiste de cette édition à passer sur la grande scène, elle avait la lourde tâche de chauffer le public pour le week end à venir : “Sucette” ou encore “Drogué” ont su échauffer les pas des fans présent.e.s. Après avoir fait la tournée des festivals cette été, il ne manquait rien à l’énergie de la chanteuse. 

Après une heure à électriser, le public, pas aussi jeune qu’on aurait pu le croire, de l’Humanité Aya Nakamura en finissant en beauté par Pookie est assurément partie avec sa “couronne sur la teté”

Soprano : le Phoenix brûle de milles feux à la Fête de l’Huma

Samedi en début de soirée, ce sont plus de 60 000 personnes qui étaient devant la grande scène pour applaudir le rappeur marseillais Soprano. Un rapide coup d’oeil autour de soi permettait de réaliser à quel point l’artiste s’adresse à l’ensemble des générations, et ce, à grâce à sa carrière de presque 20 ans. De ses premiers couplets dans Block Party, des Psy 4 de la rime en 2001 à son album Phoenix en 2018, Soprano a su rester sur le devant de la scène du rap français, et bien au-delà.

Enchaînant les morceaux à un rythme incessant, « Sopra’n’baba » a su offrir ses tubes les plus récents à un public parfois très jeune sans oublier quelques classiques pour les plus anciens, venus plus applaudir l’ex Psy 4 de la rime que l’actuel jury de «The Voice ». Mais quelles que soient les raisons qui avaient amené chacun devant la grande scène ce samedi soir, tous ont pu profiter d’un grand moment de communion, de chant et de danse, permis par la générosité hors norme du chanteur.

Si certains morceaux sonnaient clairement pop et ont permis au rappeur d’élargir la base de son public, les fans de rap français ont pu être comblés par l’arrivée surprise sur scène de Kery James, habitué de la Fête de l’Humanité. Les deux artistes en ont profité pour présenter au public leur collaboration sortie la veille sur la ré-édition de l’album de Kery James Tu vois, j’rap encore.

Avant de quitter la scène, Soprano a offert au public un medley de ses plus anciens morceaux avant de finir ce concert comme tout le monde l’attendait… A la bien !

Un primate à la fête de l’Huma ! 

Après avoir rempli les salles de France et de Navarre, Goz et ses acolytes de Shaka Ponk ont enflammé la fête de l’Huma ! 

Déjà débarqué en 2012, édition lors de laquelle ils avaient fait sensation, ils sont de retour cette année. Toujours plus électrisé, le public est venu nombreux, très nombreux même, pour profiter de l’énergie hors norme et du jeu de scène de ce groupe survolté à la musique engagée. 

Entre punk, rock et électro, Shaka Ponk nous embarque dans son univers déjanté et décalé, pour une soirée où les maîtres mots seront lâcher prise et tout donner !  Un aménagement de scène à couper le souffle, avec un Goz toujours au centre de l’attention, des artistes bluffants et qui se donnent à 100% , voilà la recette de ce groupe dément.