Rédaction | Avant Garde
EDITO

Liberté pour Salah Hamouri !

C’est avec stupeur et émotion que nous avons appris mardi dernier l’arrestation de notre camarade et ami Salah Hamouri. 

Le jeune avocat franco-palestinien a été arrêté mardi dernier alors qu’il se rendait à Jérusalem afin de faire un test de dépistage pour la Covid-19 pour pouvoir prendre l’avion et rejoindre sa famille en France. 

Deux ans, c’est le nombre d’année où Salah Hamouri a pu profiter de sa liberté depuis sa dernière incarcération

Après une seconde incarcération, le militant pour la paix avait été relâché le 30 septembre 2018, après treize mois en détention administrative, sans connaître à aucun moment les motifs de son arrestation. Cette situation ressemble à de l’acharnement, lorsque l’on se souvient que cette incarcération était elle même précédée d’une première arrestation en 2005 qui lui avait fait passé plus de 6 ans dans les geôles israélienne. 

A tout juste 35 ans, notre camarade a déjà passé plus de sept ans de sa vie en détention. Mais pour quels motifs ? Le seul crime de Salah Hamouri est d’avoir refusé de subir les humiliations et la colonisation de son pays par le  gouvernement israélien. Pour l’occupant, lutter pour la paix et la liberté de son peuple est un crime. 

Salah Hamouri tout comme Marwan Barghouti est un des symbole des victimes du régime carcéral israélien. En effet, le gouvernement israélien se sert de ses prisons afin de faire taire la voix de celles et ceux qui se lèvent pour dénoncer l’injustice et qui réclament  la liberté du peuple palestinien. 

Face à cette injustice et à la détention d’un ressortissant français, le gouvernement français reste muet. Et par son silence,  la France se rend complice des exactions d’Israël et de ses violations du droit. 

Tout comme de 2005 à 2011 et de 2017 à 2018, le Mouvement jeunes communistes de France continuera de se battre afin d’obtenir sa libération, en faisant pression sur le gouvernement français. 

Au delà des enjeux diplomatiques, l’incarcération de Salah Hamouri, doit également être l’occasion de mettre en lumière la situation des 5 500 prisonniers politiques enfermés dans les geôles israéliennes. Le gouvernement français doit aussi  agir pour la libération de ceux-là. Il n’est pas acceptable que les pays de l’Union Européenne reste muet face à cette situation. 

Redoublons d’efforts dans les jours qui viennent ! Interpellons toute la diplomatie Française, Macron et son nouveau  gouvernement pour qu’ils agissent !