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EDITO

L’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans est une nécessité

Depuis l’arrivée de la crise économique, la situation des jeunes se détériore semaine après semaine. 

Vendredi dernier, l’observatoire des inégalités a publié son rapport annuel sur la précarité. La jeunesse est au cœur du rapport. Si la précarité n’est pas une nouveauté pour la jeunesse, celle-ci a considérablement augmenté ces dernières années. En moins de 10 ans, le nombre de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté a plus que doublé. 

Avec l’arrivée de la crise économique la situation se détériore. Occupant les postes les plus précaires, les jeunes sont les premiers à avoir perdu leur emploi. C’est aujourd’hui la tranche d’âge la plus durement touchée par la hausse du chômage. Près d’un jeune sur quatre est actuellement au chômage. En ce sens, la réforme de l’assurance chômage visant à compliquer l’accès aux aides fragilise particulièrement la nouvelle génération. 

Aux chiffres du chômage s’ajoutent les 750 000 jeunes arrivés sur un marché de l’emploi saturé et dégradé. La situation de ces jeunes est d’autant plus critique, qu’ayant pas ou trop peu travailler ils n’ont accès ni au chômage ni à aucune mesure de la solidarité nationale. 

Face à ce contexte dramatique, un front unitaire des organisations de jeunesse s’est constitué. A l’appel du Mouvement Jeunes Communistes de France, quatorze organisations de jeunesse se sont réunies pour interpeller les pouvoirs publics sur la nécessité d’ouvrir le RSA pour les moins de 25 ans. 

Ces interpellations sont restées lettre morte. Alors que le plan jeunesse du gouvernement initié en juillet dernier a démontré son inefficacité, l’exécutif continue de le défendre bec et ongle. 

L’inaction du gouvernement fait de nous une génération sacrifiée. 

Bien que n’étant pas l’alpha et l’oméga d’une politique jeunesse, l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans représente un filet de sécurité nécessaire pour éviter qu’un trop grand nombre de jeunes ne sombrent dans la grande précarité. 

Cette mesure doit également permettre d’accompagner l’ensemble de ces jeunes vers des mécanismes d’insertion professionnelle ou de formation. Les mécanismes d’accompagnement du RSA doivent ainsi être renforcés et permettre de sécuriser davantage les parcours de vie. En plus d’apporter une sécurité financière, il doit permettre d’amener les jeunes vers une sécurité d’emploi ou de formation.