macron-a-tours-jeunes-sorganisent-se-entendreLéonard Léma | Avant Garde
Social-Eco

Macron à Tours,  les jeunes s’organisent et se font entendre !

Mercredi 14 mars, accompagné de Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, le Président de la République était en visite à Tours dans le cadre de son tour de France pour redorer son image. Une image bien entachée ces derniers temps, comme les sondages le montrent, par ses réformes de casse de nos droits sociaux et démocratiques.  

Un large rassemblement

Après être passé par le CFA des Compagnons du devoir, Macron devait se rendre à l’Hôtel de ville pour être reçu par le maire nouveau Macron-compatible, Christophe Bouchet.

A cette occasion, un front composé de partis politiques (Parti Communiste, Jeunes Communistes, UEC, NPA, POID, PCOF, France Insoumise, Alternative Libertaire), de syndicats (CGT et Solidaires), d’associations (Collectif Bure – NDDL-, BDS 37, Utopia 56, Chrétiens Migrants, collectif Albert Thomas) et du Collectif étudiant-e-s contre la loi Vidal, avait appelé à manifester contre la politique antisociale de Macron et contre la casse de nos droits sociaux et démocratiques.

400 manifestant-e-s bloqué-e-s par les CRS

Plus de 400 personnes,,  se sont rassemblé-e-s place Anatole France pour défiler, espérant atteindre la mairie pour faire entendre leurs revendications. Cortège avec beaucoup de jeunes, dont nombre d’étudiant-e-s venaient de la Fac des Tanneurs, qu’ils bloquaient le jour même, tenant des pancartes contre la politique de ce gouvernement capitaliste, acquit au grand patronat, et scandant de nombreux slogans contre la loi Vidal et la sélection.

Cortège qui n’a toutefois pas pu faire plus de 100 mètres car rapidement bloqué de toute part par des CRS, en nombre, ayant reçu pour consignes de ne pas les laisser manifester pour ne pas déranger la visite du Président des riches. Constatant leur incapacité à se mouvoir dans cet enclos policier de circonstance, les manifestant-e-s décidèrent de se disperser… Mais c’était sans compter sur leur ingéniosité.

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Léonard Léma | Avant Garde

Des policier-e-s pas très accueillant-e-s

S’étant fait passer le mot de se disperser pour se rejoindre plus tard, Place Jean Jaurès, les manifestant-e-s partirent par groupe de 4/5 personnes. Bien sûr, les policiers en civils flairèrent un coup suspect en suivant quelques groupes mais n’ayant pas assez d’effectifs, il fut simple pour les militant-e-s déterminé-e-s de se retrouver trente minutes plus tard face à la mairie pour attendre Emmanuel Macron.

Toutefois, arrivé devant la mairie où les effectifs policiers étaient plus conséquents et en alerte, à peine le temps de lancer quelques slogans, un groupe d’une trentaine de manifestant-e-s, pour la plupart des jeunes, se fit rapidement réprimer et violenter par les forces de l’ordre qui usèrent de leurs matraques et gaz lacrymo.

Des manifestant-e-s présent-e-s jusqu’au bout

Ce groupe d’une trentaine de jeunes dispersé, les policiers pensaient enfin avoir un peu de répit. Cependant, d’autres militant-e-s du collectif étudiant contre la loi Vidal et des jeunes et étudiant-e-s communistes réussirent à passer les contrôles et à s’infiltrer dans le carré juste devant la mairie où étaient présent-e-s des macronistes.

19h30, le Président arrive et les militant-e-s réussissent à l’interpeller sur le prix des études, la sélection, la précarité étudiante sous les caméras des différents médias nationaux, qui ont malheureusement passé sous silence ces faits. S’en sont  suivis de nouveaux chants et slogans de contestation de la politique libérale, sous bonne escorte de la part des CRS pendant une dizaine de minutes, juste le temps que Macron fasse quelques selfies avec ses groupies puis entre dans l’Hotel de ville.

Fort-e-s de leur détermination, les jeunes communistes et les étudiant-e-s contre la loi Vidal entendent ne rien lâcher et continuent leurs actions pour appeler à la grande journée de grève et manifestation qui aura lieu le jeudi 22 mars, aux côtés des cheminot-e-s et des fonctionnaires.