Capture d'écran Parcoursup
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Parcoursup, la phase d’admission débute, l’angoisse des lycéens aussi

Le 15 mai à 19 h a eu lieu l’ouverture de la phase d’admission et de refus des vœux de Parcoursup. Cette phase est la dernière de Parcoursup, c’est celle-ci qui va déterminer l’avenir étudiant ou non des quelque 898 000 candidats inscrits sur la plateforme cette année.

Un nombre de candidats à la hausse par rapport à l’année dernière

Chiffre à la hausse par rapport à l’année dernière : de 812 000, on est passé à 898 000 candidats. Cette différence s’explique principalement par le nombre d’étudiants en réorientation qui augmente de 42 000 par rapport à l’année dernière. Le gouvernement explique ce phénomène par la preuve de l’efficacité des services d’orientation. Cet argument reste peu crédible étant donné que ces services, CIO en tête, tendent plus à fermer leurs portes que de se développer.

L’explication de ce phénomène serait plutôt à chercher du côté des déçus de Parcoursup de l’année dernière qui se sont retrouvés dans une filière qui ne correspondaient pas à leurs aspirations et qui retentent leurs chances cette année d’accéder à la filière de leur choix. Un scénario inquiétant s’il venait à se répéter tous les ans, puisqu’il agraverait mécaniquement la pénurie de places. Malgré cette hausse de près de 80 000 candidats, les établissements de l’enseignement supérieur ont annoncé qu’ils ne pourraient pas y avoir d’ouverture de places supplémentaires.

Une plateforme saturée pour l’ouverture de cette dernière phase

Comme l’année dernière, l’ouverture de cette phase a une nouvelle fois saturé le site, de nombreux candidats ont dû attendre un long moment avant de pouvoir voir enfin leurs résultats. Un autre bug, beaucoup plus problématique a été découvert le 17 au matin. En effet, des candidats ont vu en ouvrant leurs boites mail qu’ils s’étaient retrouvés sur la liste d’attente d’une formation où ils avaient initialement été acceptés. Ce bug serait dû à une erreur de paramétrage et concernerait tout de même plus de 400 formations et pas moins de 60 000 candidats.

Un point noir pour le gouvernement qui s’était félicité qu’il y avait moins de problèmes que l’année dernière. Ces multiples bugs pour la deuxième année consécutive sont l’illustration même de l’échec du gouvernement à mettre en place une plateforme qui était censée pallier les problèmes de feu APB.  

Des résultats déjà catastrophiques

Bien que nous n’avons pas encore de chiffre officiel, les résultats semblent être dans la même lancée que ceux de l’année dernière : peu de vœux accepté, une écrasante majorité de candidats sur liste d’attente et une partie non-négligeable de candidat qui dès les premières réponses n’ont eu aucun vœux acceptés.

Alors que les lycéens en terminal n’ont pas encore passé les épreuves du baccalauréat, une pression supplémentaire vient s’ajouter sur leurs épaules. La plupart d’entre eux vont devoir passer leurs examens sans savoir si, au bout, ils seront acceptés dans la filière de leurs choix. Pire, les résultats à 100 % négatifs peuvent même en dissuader certain de passer l’examen, dans l’unique but de retenter leurs chances l’année prochaine.

En plus, du stress, les résultats tardifs risquent également d’en dissuader certain de continuer à attendre les résultats. En effet, le passage à l’enseignement supérieur peut très vite s’apparenter à un parcours du combattant, d’autant plus en Île-de-France où la recherche de logements doit s’effectuer avant l’été si les futurs étudiants veulent pouvoir vivre dans des conditions descentes.

Les premiers bilans de la plateforme pour cette deuxième édition sont catastrophiques. Trop peu de candidats ont vu leurs vœux acceptés et la présence de 80 000 candidats en plus de cette année sans qu’il n’y ait pas pour autant d’augmentation du nombre de places dans l’enseignement supérieur, vient assombrir encore plus le tableau. Le bilan de cette année ne pourra pas être meilleur que celui de l’année dernière. Tant qu’il n’y aura pas de réinvestissement massif dans l’éducation permettant la création de place le bilan ne pourra aller qu’en s’empirant d’année en année.