Entretien avec Claire Payen, candidate aux élections législatives en Ille-et-Vilaine

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Dans le cadre de la campagne des élections législatives, nous donnons la parole aux candidats qui veulent porter la voix de la jeunesse, du progrès et de l’espoir.

Claire Payen a 27 ans et est employée à la Caisse d’Assurance Retraite et Santé au Travail (sécurité sociale). Elle se présente sur la huitième circonscription d’Ille-et-Vilaine avec son suppléant Michel Amand. Elle est syndicaliste et militante au MJCF et au PCF.

Avant-Garde : Pourquoi es-tu candidat aux élections législatives ?

Claire Payen : Ça fait longtemps que je lutte. Dans les rangs du MJCF j’ai participé notamment aux mouvements contre le CPE, contre la LRU et pour la solidarité internationale, pour la reconnaissance de l’État palestinien. Cela fait donc un moment que je suis engagée et je trouve que le PCF porte un vrai projet pour faire valoir ces luttes là, les luttes des gens. Je pense ainsi que c’est important de s’engager pour changer la donne. Aujourd’hui on nous vend la flexibilité, les emplois précaires, les temps partiels, les contrats Uber, etc. et dans le même temps les inégalités persistent. Donc il faut remettre les combats des gens au cœur d’un programme politique et pour moi c’est le PCF qui représente le mieux cela.

Il faut remettre les combats des gens au cœur d’un programme politique.

AG : Quels sont pour toi les grands chantiers du quinquennat à venir ?

CP : D’abord il y a l’emploi. La flexibilité n’est pas l’avenir. Dans les discours de Macron, Le Pen et la droite, on nous dit qu’il faut travailler plus, dans de plus mauvaises conditions et pour des salaires moindres. Il faut changer la donne en augmentant les salaires, faire du CDI la norme d’embauche et abroger la loi El Khomri par exemple.

Il y a aussi la sécurité sociale. On veut nous faire croire que le trou de la sécu est abyssale, qu’on ne va jamais s’en sortir, que ça nous coûte trop cher, mais si on arrêtait d’exonérer les patrons – ce qui représente 174 milliards d’euros par an soit presque la moitié du budget de la sécurité sociale – on n’en serait pas là. Donc il faut prendre l’argent là où il est pour financer nos besoins.

Il faut prendre l’argent là où il est pour financer nos besoins.

A ce titre les services publics sont aussi une priorité. Il faut redonner des moyens aux collectivités pour des services publics de proximité sur tous les territoires.

Bien sûr il y a l’écologie, qui ne peut pas se faire sans le social de toute façon. Il faut aller vers une transition écologique, c’est nécessaire, important et il faut que ça soit immédiat.

Et puis il y a la solidarité internationale avec la reconnaissance de l’État palestinien par exemple. De plus une crise migratoire est en train de se dérouler en ce moment dans des conditions intolérable. Il faut réorienter les politiques d’accueil des réfugiés et instaurer la liberté de circulation.

Enfin il y a l’égalité entre les femmes et les hommes et la jeunesse.

AG : Alors quels sont les axes de bataille pour les jeunes dans ton programme ?

CP : La mise en place d’une allocation d’autonomie et le remboursement des soins à 100% par la sécurité sociale. La gratuité des transport également est une priorité. Et puis mettre fin à la sélection en Master à l’université, et revenir sur l’autonomie qui a été instaurée par la LRU. Il faut arrêter de vendre les universités aux entreprises.

AG : De nombreux jeunes sont déçus du résultat de l’élection présidentielle et de la politique gouvernementale qui s’annonce, quel message leur adresse-tu ?

Quand il y a des communistes il y a de l’espoir!

CP : Nous sommes là pour porter les valeurs et les luttes des gens au quotidien, pour les porter à l’Assemblée Nationale, nous ne sommes pas issus de l’appareil politique. Ensemble on peut changer la donne. Les communistes c’est l’espoir, on a un projet, c’est l’Humain, les combats quotidiens dans les entreprises, les lycées, les facs, contre la précarité et pour la solidarité. Quand il y a des communistes il y a de l’espoir!