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EDITO

Précarité étudiante : le pays s’y habitue ?

Précarité étudiante : ces deux mots ont fait les gros titres l’année dernière en pleine crise sanitaire. Il a fallu la mobilisation lancée par l’UEC rassemblant des milliers d’étudiants partout en France pour que le sujet en devienne un et que le Président de la République lâche des repas CROUS à 1 € pour toutes et tous. 

Dès septembre, le gouvernement de l’époque est revenu sur cette mesure : avec la réouverture des universités, la précarité étudiante semblait avoir disparu, les médias ne l’évoquaient plus. 

Nous sommes fin juin, l’inflation impacte particulièrement les étudiants et les étudiantes. Aucune mesure d’urgence ne leur a été proposée. 

Les étudiants qui n’ont pas de thunes, qui travaillent à côté de leurs études pour les financer, qui se plantent à la fac parce que leur job les empêche d’étudier, qui sautent un repas, qui font la queue devant les organismes d’aide alimentaire, on n’en parle plus que tous les deux mois dans les médias telle une piqûre de rappel. Mais le sujet semble être devenu aussi banal que la défaite de l’OM en ligue des champions. 

Lors de la campagne présidentielle, le Parti communiste français a ramené très justement le sujet sur la table avec cette phrase de Fabien Roussel : « une société qui hypothèque sa jeunesse est une société qui hypothèque son avenir ». 

Et pour cause, il est inconcevable de s’habituer à une telle situation, la précarité étudiante n’est pas une fatalité. La société doit investir dans la formation de sa jeunesse. En finir avec la précarité étudiante est une nécessité pour la jeunesse, pour la société. 

Les députés communistes sauront amener ce sujet très justement à l’Assemblée nationale et l’UEC continuera de porter la nécessité de la mise en place d’un revenu pour les étudiantes et étudiants.