Rédaction | Avant Garde
EDITO

SNCF : La sécurité des travailleurs et des usagers doit prévaloir à la recherche de profit

Mercredi dernier, un TER est entré en collision avec un convoi routier en Champagne-Ardenne. Cet accident a causé plus d’une dizaine de blessés, dont le  conducteur. Faute de personnel dans le train, le cheminot lui-même blessé a dû s’occuper de sécuriser l’ensemble des passagers. 

Suite à cet accident, les cheminots ont décidé d’exercer leur droit de retrait afin d’exiger de la direction de la SNCF d’assurer leur sécurité et celle des usagers en mettant plus de personnel dans les trains. La direction de la SNCF a refusé provoquant le blocage de centaines de milliers de voyageurs un jour de départ en vacances. Cette recherche de profits à tout prix de la SNCF par des suppressions de postes vient directement mettre en danger travailleurs et usagers.  

Les cheminots ont redonné sens à la notion de service public. Par ce droit de retrait, ils ont réaffirmé que l’intérêt général devait prévaloir à la recherche du profit. Le gouvernement a quant à lui fait le choix de les combattre en dénonçant une grève inopinée. La ministre du Travail n’hésitant pas d’ailleurs à reformuler et réinterpréter à sa sauce l’article du Code du travail concernant le droit de retrait afin de donner raison à l’exécutif. Auquel s’ajoute le refus de prendre en compte les préconisations de l’inspection du travail recommandant « la suspension de la conduite des trains par un agent seul à bord ». Par ce positionnement, le gouvernement se range une nouvelle fois du côté du capital. La sécurité et la vie des travailleurs ne semblent pas peser lourd face à la recherche de profits. Depuis son arrivée à la plus haute fonction de l’État, Macron n’a eu de cesse de casser le droit des travailleurs. L’exemple de ce qu’il s’est passé à la SNCF est symptomatique des attaques du gouvernement à l’encontre du droit du travail. Le capital fait ainsi de précieuses économies sur la sécurité des travailleurs. Début septembre, on dénombrait pas moins de 172 décès depuis le 1er janvier 2019 et cela n’ira qu’en s’empirant. Entre la suppression des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), l’incendie de l’usine Lubrizol en passant par la privatisation de la SNCF, le capital met directement en danger les travailleurs.