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CULTURE

Les sorties cinéma de la semaine

Cette chronique a pour but de présenter chaque semaine les films qui vont sortir sur grand écran. Les longs-métrages présentés n’ont pas encore été vus en salle mais feront pour certains l’objet de critiques ultérieurement. L’auteure ne fait que donner son avis personnel construit à partir du synopsis et de la bande annonce. Des erreurs de jugement peuvent donc être commises.

A NE PAS MANQUER

L’Île aux chiens

AVENTURE – “En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.”

S’il y a bien un film à ne pas manquer c’est celui la. On attendait son retour depuis 5 ans après le succès de The Grand Budapest Hotel. Wes Anderson revient avec un genre qu’il maîtrise : l’animation. Et même avec l’animation, Anderson arrive à nous transmettre son univers poétique, coloré et inimitable qui fait ce pourquoi on l’aime tant. Il remporte même l’Ours d’or du meilleur réalisateur à Berlin pour ce film. L’Ile aux chiens c’est aussi un casting vocal impressionnant, aussi bien en version originale qu’en version française (Wes Anderson a choisi lui même les voix françaises) avec quelques Bill Murray, Scarlett Johansson, Louis Garrel ou Isabelle Huppert.

POURQUOI PAS

Luna

DRAME – “Luna vit près de Montpellier et travaille dans une exploitation maraîchère. Elle est belle, drôle, elle dévore la vie. Elle serait prête à tout pour garder l’amour de Ruben. Au cours d’une soirée trop arrosée avec ses amis, ils agressent un jeune inconnu. Quelques semaines plus tard, celui-ci réapparait dans la vie de Luna. Elle va devoir faire des choix.”

Si l’interprétation de Laëtitia Clément (Luna) est saluable, celle de Rod Paradot n’a pas changé depuis La Tête Haute qui l’a révélé. Luna est un film solaire qui se regarde mais semble trop s’enfermer dans le “film à César” : un duo de jeunes acteurs, la fille tombe amoureuse du bad boy. D’ailleurs on vous parit que Laëtitia Clément obtiendra celui du meilleur espoir l’année prochaine.

The Third Murder

POLICIER – “Le grand avocat Shigemori est chargé de défendre Misumi, accusé de vol et d’assassinat. Ce dernier a déjà purgé une peine de prison pour meurtre 30 ans auparavant. Les chances pour Shigemori de gagner ce procès semblent minces, d’autant que Misumi a avoué son crime, malgré la peine de mort qui l’attend s’il est condamné. Pourtant, au fil de l’enquête et des témoignages, Shigemori commence à douter de la culpabilité de son client.”

The Third Murder propose un rythme étonnamment rapide pour un  film japonais, surement dû au genre, le policier. Cependant, le scénario emprunte une voie un peu trop déjà vu.  A voir comment Hirokazu Kore-eda s’empare du sujet.

Kings

DRAME – “1992, dans un quartier populaire de Los Angeles. Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile. A la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.”

Après le bouleversant Mustang, la réalisatrice turque Deniz Gamze Ergüven met encore une fois en lumière des sujets peu vus au cinéma, elle casse l’image policée de Los Angeles en filmant ses quartiers populaires et les émeutes qui ont suivi l’acquittement des quatres policiers impliqués dans l’affaire Rodney King, un jeune afro-américain tabassé par la police de Los Angeles, non sans rappeler toutes les autres affaires de violences policières et raciales qui ont eu lieu par la suite aux Etats-Unis.

Les Evadés de Maze

THRILLER – “1983, Irlande du Nord. Maze est l’une des prisons de haute-sécurité les plus modernes et les mieux gardées d’Europe. Larry Marley élabore un incroyable plan dans le but de s’évader avec ses camarades de l’IRA…”

Intéressant du point de vue historique, le film emprunte un chemin où on l’attend et fait de l’une des plus grandes évasions de l’histoire un banal thriller. Pour rappel l’IRA (Armée Républicaine Irlandaise Provisoire) milite pour l’indépendance de l’Irlande du Nord du Royaume-Uni et sa réunification avec la république d’Irlande au sud. Il est donc dommage de voir l’axe politique un peu oublié.

 

JE VOUS DÉCONSEILLE

Taxi 5

ACTION/COMEDIE – “Sylvain Marot, super flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu Maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc.”

Taxi 5 c’est l’épisode de trop, qu’on va surement vite oublier pour se souvenir des deux -pas trop mauvais- volets de la saga. Aux commandes pour Taxi on retrouve devant et derrière la caméra Franck Gastambide (Les Kaira, Pataya) qui essaye difficilement l’humour subtile et tombe vite dans le lourd.  On ne comprend pas bien l’intérêt d’une quatrième suite (on avait déjà du mal avec taxi 3 et 4). Même les cascades sont ratées. En revanche on retrouve, la seule chose qui nous plaît dans la sage, le morceau Misirlou de Dick Dale, popularisé en France par Taxi mais qu’on retrouve surtout dans Pulp Fiction de Tarantino.

Mais comme à chaque volet de la célèbre série, sa bande originale était très attendue et explose déjà sur les applis de streaming. Si les BO de Taxi 1, 2 et 3 sont à ranger parmis les compilations marquantes et classiques du rap français, celle de Taxi 5 le sera sans doute un peu moins. Elle regorge toutefois d’une présence importante de grands noms du rap français actuel et adopte une couleur ensoleillée parfaitement incarnée par ceux-ci qui devrait en faire quoi qu’il arrive une sortie qui compte à l’approche de l’été.