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EDITO

Trouver mon master : des quotas pour les étudiants étrangers ?

La plateforme de recensement des masters est transformée en Parcoursup 2.0 pour les licences. Les candidatures en Master sont avancées à mars 2022 et les admissions se feront via un système de vœux. 

Parcoursup a déjà montré ses échecs depuis sa mise en place il y a trois ans (tri social, intensification de la ségrégation scolaire, abandons, orientation par défaut). La nouvelle plateforme de sélection « trouver mon master » va intensifier la sélection déjà présente en Master en reprenant les mêmes dérives que sa grande sœur.  

Elle va ériger un véritable barrage pour les étudiants et les étudiantes à l’entrée du master et faire peser sur eux la politique d’austérité du gouvernement. En effet, celui-ci a préféré faire le choix d’un renforcement de la sélection plutôt que d’augmenter les capacités d’accueil en dépit de la croissance de la population étudiante. 

Pire, cette plateforme opaque est imposée en catimini aux universités et aux étudiants. Les textes officiels ne sont pas encore publiés, mais les universités doivent déjà renseigner, sans aucune indication, leurs capacités d’accueil et les attendus de Master. 

Rien n’est prévu concernant le lien avec la plateforme d’inscription pour les étudiants étrangers. Par conséquent, les universités doivent mettre en place par master des quotas d’étudiants étrangers, mais aussi des quotas de redoublants lorsqu’elles renseignent leurs capacités d’accueil.

Ainsi, les masters auront des quotas d’étudiants étrangers, ou d’étudiants ayant redoublé leur première année de master. 

Cette situation est inadmissible. Cette plateforme va à contresens d’un aspect essentiel de l’idéal républicain : permettre à chaque jeune d’accéder et poursuivre des études supérieures de qualité et de son choix.