Rédaction | Avant Garde
EDITO

Un français première fortune mondiale : “merci” Macron !

Le coup de communication d’Emmanuel Macron avec Mcfly et Carlito a presque réussi à masquer l’actualité du week-end. Pendant quelques heures, un ressortissant français anciennement installé en Belgique pour payer moins d’impôt mais retourné en France après des scandales d’évasion fiscale a été la première fortune mondiale. C’est nul autre que Bernard Arnault, patron de l’empire Moët Hennessy Louis Vuitton, plus communément appelé : LVMH.
Sa fortune ? 186,3 milliards de dollars, rien que ça ! Sa fortune est passée de 76 milliards de dollars en mars 2020 à 186,3 aujourd’hui. Ce qui représente une progression de 110 000 000 000 de dollars en un peu plus d’un an.
À ses côtés, les milliardaires français ne sont pas en reste. Rien que pour cette année, nous dénombrons quatre milliardaires en plus dont le patron du vaccin “moderna”. Visiblement, les impacts de la récession et de la crise économique ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
Comment expliquer une telle progression ? Le génie français vous diront certains. Le génie français a plusieurs noms : exonérations fiscales, évasions fiscales. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la plus haute sphère de l’Etat, il n’a eu de cesse de faire des cadeaux aux grandes entreprises et aux plus riches. À titre d’exemple le CICE bénéficie avant tout aux grandes entreprises, ce sont plusieurs milliards offerts aux plus grandes entreprises et n’ont pas permis de créer des emplois mais de nourrir les dividendes versés aux actionnaires. Au contraire, certaines entreprises ayant touché le CICE comme Carrefour engagent des plans de licenciement sur tout le pays. Comme si cela ne suffisait pas, il refuse de mener une politique contre l’évasion fiscale qui représente un manque à gagner pour l’Etat français de plusieurs centaines de milliards d’euros par an.
Alors que les stigmates de la pandémie sont encore bien présents dans nos services publics, il est criminel de continuer à offrir des cadeaux aux plus riches. Le “quoi qu’il en coûte” s’est arrêté aux portes des grandes entreprises. Le service public n’en a pas bénéficié. Résultat : à l’heure où l’hôpital public, l’éducation et les transports souffrent d’un manque de moyens, des actionnaires comme Bernard Arnault voient leur fortune croître de façon exponentielle.
La politique d’Emmanuel Macron ne sert qu’une seule classe, celle des capitalistes.