Rédaction | Avant Garde
EDITO

Un manque d’ambition pour la jeunesse

Avec le remaniement gouvernemental, Emmanuel Macron a annoncé le début de la troisième phase du quinquennat. Selon ces dires, cette phase doit être celui de la “résilience et du renouveau de sa politique”. 

Déjà, le choix de nommer Jean Castex “numéro un” du gouvernement pour mener la troisième phase du quinquennat n’est pas synonyme de renouvellement. En effet, l’énarque de 55 ans, issu des républicains, proche de Nicolas Sarkozy n’a pas de grandes différences avec l’ancien occupant de l’hôtel Matignon. 

En réalité, entre jeu de chaise musicale et la nomination d’anciens ministres, le nouveau gouvernement s’inscrit dans la droite ligne du précédent. Ce nouvel exécutif va incarner la troisième phase du quinquennat pour les deux ans à venir. Sa composition et ses projets de réformes entrent en profonde contradiction avec les annonces d’Emmanuel Macron. 

Alors que depuis près de trois mois, l’exécutif affirme que la jeunesse est une de ses priorité, aucun ministère dédié n’a été créé lors de ce remaniement. La “jeunesse” est rattachée au ministère de l’Education Nationale et ainsi reléguée au second plan.

Ce ministère est une nouvelle fois “dirigé” par Jean-Michel Blanquer. Le Premier ministre fait le choix de reconduire à son poste celui qui est responsable de la détérioration de notre système éducatif. En instaurant la sélection à l’entrée de l’université et en mettant fin au baccalauréat, il a aggravé les inégalités au sein même de l’école. 

Avec un taux de chômage qui explose pour les nouvelles générations et la mise en place de la sélection, de nombreux jeunes se retrouvent laissés-pour-compte sans emplois, ni formation. Dans ce contexte, l’absence de projet politique à destination des jeunes pose un sérieux problème. 

Un pays qui n’investit pas dans sa jeunesse condamne la société à la régression. 

Ce gouvernement nous mène droit à notre perte : crise économique, montée du chômage, fin du baccalauréat, austérité dans l’éducation, casse des service publics, réchauffement climatique… 

Nous refusons d’être la génération sacrifiée ! Il reste deux ans de mandats à Emmanuel Macron. Deux ans où les jeunes communistes continueront de résister face aux attaques de l’exécutif. 

Dès la rentrée de septembre, inondons les rues, battons le pavé, et montrons à ce gouvernement que la jeunesse prend son avenir en main !