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Visite de Macron à Orléans : les manifestants tenus à distance

Mercredi 27 juillet, Emmanuel Macron se rendait à Orléans pour une visite expresse sur le thème de l’immigration. A l’appel de la CGT et de Solidaires, un rassemblement était organisé pour protester contre la venue du président de la République.

Les syndicats entendaient dénoncer la réforme du Code du travail « taillée sur mesure pour satisfaire aux exigences patronales : plus de flexibilité, plus de précarité, moins de salaire”.

Cachez ces manifestants que je ne saurais voir

Les services de la préfecture avaient vu les choses en grand. Pour contenir les 150 manifestants ayant bravé la pluie, la police disposait de moyens pléthoriques et pour tout dire disproportionnés.

Aux abords du point de rendez-vous, les manifestants sont systématiquement contrôlés par les forces de l’ordre. Des pratiques habituelles dans certaines grandes villes mais inédites à Orléans. Arrivés au compte-goutte du fait des contrôles, les manifestants apprennent ensuite que le lieu du rassemblement a été déplacé arbitrairement par la police de manière à être encore plus éloigné de la préfecture où se trouvait Emmanuel Macron.

Bien qu’éloignés de plusieurs centaines de mètres, les manifestants devaient être encore trop visibles puisque les camions de police ont rapidement manœuvrés pour se positionner juste devant les banderoles syndicales et ainsi faire écran entre le rassemblement et la préfecture.

Seule la sono de la CGT permettait aux passants de se rendre compte qu’une manifestation avait bien lieu.

« Un tour de chauffe en attendant le 12 septembre »

« Autant de policiers mobilisés et une mise à l’écart aussi importante, c’est du jamais vu à Orléans. C’est quand même révélateur du mépris que peut avoir ce gouvernement pour les salariés et de sa volonté de passer en force »

analyse Schahin, 22 ans, militant chez les Jeunes Communistes.

Durant le rassemblement, des militants syndicaux distribuent des tracts pour préparer la journée d’action du 12 septembre.

Mathilde, de la CGT, explique :

« Aujourd’hui, c’est un tour de chauffe en attendant le 12 septembre. On ne s’est pas battu contre la Loi Travail pour laisser Macron faire la même politique. Il faudra faire de cette journée d’action un succès. »

Rédaction
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Collectif de rédaction d'Avant Garde