Logement : la galère promise aux étudiants pour les JO 

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Logement : la galère promise aux étudiants pour les JO 

Le 30 décembre dernier, la décision du CROUS, alors suspendue en référé par le tribunal administratif de Paris, a été validée par le Conseil d’État. Ce sont donc plus de 2 000 logements étudiants qui vont être réquisitionnés à partir du 30 juin 2024 afin d’accueillir le personnel des Jeux olympiques.

Des compensations cache-misère

Les étudiants privés de leur logement se verront offrir 100 euros et deux places pour les Jeux. Une compensation totalement insuffisante face à la crise du logement que subissent les étudiants. Pour 720 000 étudiants boursiers, seules 380 000 places en résidences étudiantes existent, dont 174 000 administrées par les CROUS.

De plus, aucune garantie n’est exigée par le Conseil d’État sur les conditions de relogement des étudiants. Ils pourraient donc être relogés loin de leur logement initial, ce qui pourrait leur engendrer des coûts supplémentaires en transports. 

En 2024, le gouvernement prévoit d’économiser 4 milliards d’euros sur les aides au logement par rapport à leur niveau de 2017. Il porte déjà la responsabilité du pire chiffre de construction de logements en 2023 depuis 26 ans. 

Dans un communiqué en réaction à cette décision, l’Union des étudiant.es communistes fait part de sa volonté d’une politique de logement social étudiant à la hauteur des enjeux. Elle revendique la construction de 350 000 logements étudiants dans le parc public, la rénovation structurelle des résidences étudiantes existantes et le plafonnement des loyers dans le parc privé. 

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