Rédaction | Avant Garde
FRANCE Social-Eco

Contre la réforme des retraites : la gauche fait front commun.

Mercredi 11 décembre à la bourse du travail de Saint-Denis, tous les partis de gauche et de nombreux syndicats ont répondu à l’invitation du PCF.

L’objectif de la soirée était défini : montrer une gauche unie face à la réforme des retraites du gouvernement Macron. Génération.S, NPA, Gauche démocrate et sociale, FI, etc., ils s’étaient déjà croisés dans la rue lors des différentes manifestations, ils se sont cette fois retrouvés pour un meeting. Alors que le midi même Édouard Philippe annonçait les détails de la réforme, cette rencontre était l’occasion de décrypter en profondeur son discours.

Notamment l’annonce d’un âge dit « pivot » à 64 ans, qui a fait réagir chacun à la bourse du travail, pour tous il s’agit en réalité d’un recul de l’âge du départ à la retraite. Pour Olivier Faure du PS « 64 ans ce n’est qu’un début, l’âge augmentera encore ». Le NPA, représenté par Olivier Besancenot, lui annonce une couleur qui sera suivie par chacun « ce n’est pas seulement contre le recul de l’âge de départ que nous nous battons, mais bien contre tout système de retraite par point ».

Un rassemblement large pour un appel large, en effet chacun à appeler chaque secteur à se mobiliser, public ou privé, retraités ou jeunes. Une exigence marquée particulièrement pour Guillaume Balas de génération. S qui exhortent les jeunes à se rendre massivement dans la rue et ne pas tomber dans le jeu de la division tentée par le gouvernement sur la date de mise en place de la réforme. Une intervention qui arrivait après celles de la JOC (jeunesse ouvrière chrétienne), l’organisation avait déjà longuement évoqué le sujet de la précarité des jeunes, étudiants ou non, plus précisément du calcul de ces années de précarité dans le modèle de retraite proposée par le gouvernement.

« Pour nous, c’est projet contre projet »

C’est sur cette déclaration que la CGT a ouvert ce meeting. Il ne s’agissait pas seulement de « faire une coalition du rejet, mais une coalition du projet » pour citer Julien Bayou, nouveau secrétaire de EELV. Le syndicat a dès lors posé des bases à ce projet, chaque proposition a été reprise dans le débat : droit à la retraite à 60 ou moins, prise en compte des années d’études dans le calcul de la retraite, pas de retraites en dessous du SMIC et l’égalité salariale femmes-hommes. La FSU a précisé que le syndicat n’était pas contre l’uniformisation de la retraite, mais comme les participants pour une universalisation par le haut. Universalisation aussi des propositions de chacun puisque Solidaire reprendra aussi ces exigences.

« Du programme commun à un programme de bien commun : notre retraite » plusieurs invitations ont été lancées sur cette idée. La proposition d’abord d’un intergroupe parlementaire pour mener le combat collectivement sur le front sénat et assemblé nationale. Jusqu’à la proposition d’un travail autour d’une contre-réforme sous la forme d’un projet de loi commun. Là aussi, le PCF s’est proposé comme maison commune pour accueillir la rencontre. Avec pour objectif « d’avoir les yeux qui brillent en imaginant un nouveau projet de retraite digne du 21e siècle et de l’héritage d’Ambroise Croizat »