Rédaction | Avant Garde
EDITO

Allez les bleues !

C’est la première fois que la compétition féminine est organisée en France. L’équipe de France compte bien miser là-dessus pour faire progresser l’égalité femme-homme et déconstruire les stéréotypes de genre dans le monde du sport.

La route est encore longue pour faire progresser le football féminin. Les propos de Finkielkraut sur le plateau de Cnews sont symptomatiques des stéréotypes de genres dans le sport. Dans ces propos, il insinue que certains sports et notamment le foot ne peuvent pas être pratiquées par des femmes.  Ces propos, qui ont choqué, laissent entrevoir un problème bien plus profond.

Les inégalités entre les hommes et les femmes dans le sport sont colossales et cela est d’autant plus visible dans le monde du foot. Les joueuses de l’équipe de France sont nettement moins bien payées que les hommes. Ainsi, si l’équipe de France féminine remporte la coupe remporte la compétition, elles gagneront dix fois moins que ce qu’on gagné les hommes l’année dernière.

Mais la différence en matière de prime entre les éditions de la coupe du monde n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des inégalités entre les femmes et les hommes dans le foot. En France, rien qu’au niveau de la première division les conditions entre les femmes et les hommes sont loin d’être similaires. Les équipes féminines ne sont toujours pas rattachées à la ligue de football professionnel et n’ont donc pas le droit au statut professionnel. C’est ainsi qu’en France, seulement une centaine de joueuses vivent de leur sport  contre plus de 1 100 pour les hommes. La différence salariale entre les hommes et les femmes est de 1 pour 25.

Alors que les différentes ligues professionnelles sont sur-médiatisées, la première division féminine ne l’est pas. Seule la ligue des champions féminine a bénéficié d’une légère médiatisation qui reste malgré tout dérisoire par rapport à celle des hommes.  

La route pour l’égalité est encore longue.

Dans tous les cas, jusqu’au 7 juillet nous serons toutes et tous au stade ou derrières nos postes de télévisions pour soutenir les bleues.

Encore une coupe à ramener à la maison.

Allez les bleues !