Rédaction | Avant Garde
FRANCE

Entretien avec Hugo Carlos, candidat aux élections législatives dans le Gard

Dans le cadre de la campagne des élections législatives, nous donnons la parole aux candidats qui veulent porter la voix de la jeunesse, du progrès et de l’espoir.

Hugo Carlos a 18 ans et est étudiant en Histoire. Il est militant au MJCF et au PCF, il est candidat suppléant aux élections législatives dans la 6ème circonscription du Gard. Sa candidature s’inscrit dans le cadre d’un rassemblement puisque le candidat titulaire, Philippe Gasser, est issu du mouvement Ensemble.

Avant Garde : Pourquoi es-tu candidat aux élections législatives ?

Hugo Carlos : Pour porter le projet de société que nous souhaitons, nous le camp de la “gauche debout” comme le dit notre slogan sur les affiches. C’est aussi pour porter cette gauche debout qui veut rassembler dans toute la diversité du mouvement progressiste à gauche, comme en témoigne notre binôme avec Philippe Gasser.

C’est également pour poursuivre mon engagement politique, qui avait commencé contre la loi El Khomri et dans les mouvement comme Nuit Debout. J’ai souhaité poursuivre cet engagement dans une organisation politique et notamment puisque la période s’y prête, en étant suppléant pour les élections législatives.

AG : Quels sont pour toi les grands chantiers du quinquennat à venir ?

HC : Ils sont multiples. D’abord  il faut lutter contre l’uberisation de la société et la précarisation des travailleurs et de l’ensemble de la population. Et ainsi il s’agit de lutter contre la misère qui se développe dans la société.

Il faudra également pour les 5 ans à venir défendre des positions de paix et des positions républicaines.

Il y a aussi des forts enjeux au niveau de l’éducation. Mais aussi une priorité à impliquer les gens dans la vie collective pour porter cette volonté de paix et d’unité, dans des projets communs pour changer cette société là.

C’est le projet du commun, de construire ensemble, et cela doit être porté par un certain nombre de lois, de projets, allant dans le sens de l’éducation populaire.

AG : Et Pour les jeunes ?

HC : Il y a des priorités essentielles pour les jeunes comme la mise en place pour les étudiants d’un revenu au cours de leur formation qui permet d’étudier sans être en permanence pris par des questions financières.

Il faut également permettre à chaque jeune de s’impliquer pleinement dans la vie de la société, de lui en donner les moyens, de lui dire qu’il a le droit de le faire.

Cela passe par un certain nombre d’initiatives pour laisser plus de place à la jeunesse. Il faut créer des espace pour qu’ils puissent s’impliquer, des espaces communs là encore.

C’est permettre de s’exprimer par la culture par exemple, librement, qu’importe sa condition et son histoire, pour vivre son histoire en commun. En somme, s’exprimer dans la vie de tous les jours par les arts et la culture.

AG : De nombreux jeunes sont déçus du résultat de l’élection présidentielle et de la politique gouvernementale qui s’annonce, quel message leur adresse-tu ?

HC : Tout ne se fait pas par les élections. Elles ne sont qu’un élément de la vie politique. Quoi qu’il se passe il faut continuer à lutter en politique, que ce soit dans la rue en protestant contre et en exigeant des mesure allant dans le sens du progrès que l’on souhaite. C’est aussi ça lutter politiquement.

Et par moment, et c’est essentiel, il y a les élections. il ne faut juste pas s’arrêter à cela, nous sommes dans le temps long, dans un combat au plus près de la vie des gens, il faut le continuer, élections ou pas. Ce qui compte c’est que nos idées progressent pour pouvoir obtenir des victoires.

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Collectif de rédaction d'Avant Garde