Rédaction | Avant Garde
EDITO

Ce qui doit être appris pour l’école doit être appris à l’école

“32 heures par semaine en cours”. C’est la nouvelle proposition de Fabien Roussel candidat à la présidence de la République pour l’école. Une idée qui fait grand bruit sur les réseaux sociaux et pour cause, elle détonne et vient remettre l’enjeu de l’éducation au centre du débat politique à gauche.  

Derrière cette revendication se cache tout un programme. L’objectif principal est d’en finir avec les devoirs à la maison, source d’inégalité entre les élèves. Les communistes veulent instaurer des heures dédiées aux révisions, à la réalisation des devoirs dans les lieux d’enseignements et sur les emplois du temps. L’ambition affichée est claire : ce qui doit être appris pour l’école doit être appris à l’école. 

Pourquoi les inégalités se creusent-elles à l’entrée au collège ? C’est à cette problématique que Fabien Roussel répond. Il apporte deux éléments de réponse : les élèves sont moins accompagnés car il y a moins d’enseignants pour le nombre total d’élèves et les parents sont moins nombreux à pouvoir aider leurs enfants à faire leurs devoirs. Faute d’accompagnement, des élèves décrochent et les retards se creusent et s’aggravent année après année. 

Des millions de jeunes revoient leurs rêves à la baisse et se résignent à rejoindre des formations ne correspondant pas à leurs aspirations. De ce gâchis, les communistes n’en veulent plus.

Permettre aux élèves de faire leur devoir à l’école accompagné par du personnel éducatif formé vient mettre fin à des plus grosses inégalités présentes dans le système éducatif en tirant tout le monde vers le haut. 

Bien évidemment, cette mesure doit s’accompagner d’une diminution significative des effectifs par classe afin de permettre un accompagnement personnalisé des élèves. L’objectif est de passer à 25 élèves maximum par classe. 

Ces deux mesures offrent non seulement de meilleures conditions d’apprentissage mais libèrent en même temps du temps libre pour que les élèves puissent s’adonner aux loisirs. Car s’il n’y a plus de devoir à la maison, cela veut dire que tout le temps en dehors de l’école doit servir à l’épanouissement des jeunes. Leur permettre de se détendre, d’avoir une activité sportive et culturelle… 

Les 32 heures par semaine et 25 par classe, c’est donc moins d’inégalité et plus de temps libre. 

Au final, avec cette revendication Fabien Roussel vient démontrer avec force qu’il est un des seuls candidats pour le moment à avoir tout un projet pour l’école. Sortir d’une posture défensive pour mettre sur la table des offres programmatiques. C’est peut être ça dont à besoin la gauche finalement.