Emmanuel Macron élu président par défaut

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L’élection présidentielle vient de se terminer. Pour la deuxième fois consécutive, le second tour opposait Marine Le Pen à Emmanuel Macron. La mobilisation des électeurs de gauche a permis d’empêcher la candidate de l’extrême droite de l’emporter, mais celle-ci n’a jamais été aussi proche du pouvoir. 

En obtenant 38 % des inscrits, Emmanuel Macron est le président le moins bien élu après Pompidou. Et pour cause, son projet politique est rejeté par une grande majorité de Françaises et de Français. De plus, son score obtenu ne vaut pas une adhésion pour son projet. En mettant le bulletin Emmanuel Macron, des millions de Françaises et de Français ont fait le choix d’empêcher l’extrême droite d’arrivée au pouvoir. Ce vote représente avant tout le refus de voir notre pays et notre République piétinés par l’extrême droite. 

Emmanuel Macron est un président par défaut, son bulletin a été un moyen de voter contre Marine Le Pen. Le président fraîchement élu doit prendre acte de cet état de fait. Le score historiquement haut de l’extrême droite est un signal d’alarme. Le pays ne peut plus être gouverné de la sorte. Les politiques libérales et répressives ont entraîné cette crise démocratique inédite dans notre pays depuis la libération. Une majorité de nos concitoyens dont une bonne partie de jeunes ont montré à de multiples reprises leur refus de voir leur avenir sacrifié sur l’autel du profit.  

La priorité du président nouvellement élu est d’écouter ce qu’il s’est exprimé durant cette élection. Emmanuel Macron doit abandonner ses réformes impopulaires, la réforme des retraites en premier lieu. Mais je doute de la capacité de résilience d’Emmanuel Macron. Surtout, après avoir vu le ballet des ministres annoncer un potentiel passage en force de sa réforme des retraites moins de 24 heures après l’annonce des résultats. 

Si Emmanuel Macron ne prend pas en compte ce rapport de force, nous le lui imposerons. Nous avons combattu ses politiques antisociales pendant 5 ans, nous le referons, et cela dès les élections législatives. Dès maintenant, ne nous résignons pas, reprenons espoir en la politique. Engageons-nous pour reprendre notre avenir en main. La France des jours heureux se construit aujourd’hui.