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En 2020, les violences contre les personnes LGBT se sont déplacées dans l’espace privé

L’association SOS homophobie a rendu son rapport annuel, celui-ci pointe des agressions persistantes pendant la pandémie et en augmentation de la sphère proche.

LGBTIphobies pendant la pandémie

Les signalements en contexte de voisinage ou de famille et entourage proche ont augmenté de 5% et 3% en 2020 (l’augmentation n’est pas seulement relative, mais aussi absolue). Le rapport alerte sur l’aggravation de la part du harcèlement dans les signalements (25%). Pour cause, la réorientation des agressions dans les espaces privés et l’accentuation de l’isolement.

Ces agressions répétées ont eu pour conséquence une détérioration des conditions de vie et de l’état de santé des personnes qui en ont été victimes.

La famille est un des contextes les plus violents en 2020. Le rapport l’explique par les retours forcés au domicile familial et la cohabitation prolongée. La dépendance sentimentale ou financière aggrave la violence subie. Outre le rejet parfois quotidien, c’est aussi d’agressions physiques ou sexuelles qu’il s’agit.

Le rapport montre que la précarité est un obstacle supplémentaire pour se libérer d’un espace privé oppressif. Enfin, les jeunes sont particulièrement concernés, les mineurs sont en détresse face à ces situations.

Une baisse en trompe-l’oeil dans l’espace public

Même si les signalements en contexte public ont un peu diminué en 2020, ils sont tout de même nombreux. Il n’y a malheureusement pas eu de baisse des  LGBTIphobies, elles se sont réorientées. 

Par contre, les personnes LGBT ont été moins visibles dans l’espace public, avec notamment l’annulation d’événements militants marquants comme les marches des Fiertés. De  plus, les actions de prévention ont été limitées. Cela a pu enfreindre l’avancée de l’acceptation et celle des droits humains. L’année 2020 n’a pas été non plus celle de l’obtention de la PMA. Celle-ci garantirait l’égalité entre toutes les femmes, certaines d’entre elles ont perdu de précieuses années. Le rapport de SOS homophobie est pourtant un signe de plus que l’avancée des droits LGBT est une urgence pour faire avancer la société dans le respect de chaque personne.

Rédaction
Collectif de rédaction d'Avant Garde