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EDITO

Examens : flou artistique / 20

Alors que dans de nombreux établissements d’enseignement supérieurs les examens sont lancés pour ce second semestre, le flou persiste quant à leur déroulé. En effet, après les annonces du Président de la République il y a près d’un mois, les établissements ont dû se réorganiser rapidement. 

Deux options étaient possibles : décaler les examens après le 2 mai afin qu’ils puissent se tenir en présentiel ou bien les réaliser à distance. Pourtant une troisième option s’est faite dans de nombreux établissements, renforçant l’incompréhension des étudiants et des étudiantes. Le passage des examens en présentiel sous motif d’un contrôle continu s’est réalisé dans deux nombreuses universités afin de pouvoir respecter le cadre juridique.  

Le fiasco de l’année dernière et du premier semestre aurait dû inviter le gouvernement à formuler des consignes claires quant au déroulé des examens et injecter des moyens suffisants afin qu’ils puissent se dérouler partout dans de bonnes conditions. 

Pourtant c’est tout autre chose qui se  produit. Nombre d’étudiants et d’étudiantes n’ont toujours pas l’information quant au déroulé des examens. D’autres et selon les établissements sont convoqués moins d’une semaine à l’avance. Au-delà de ça, aucun matériel numérique n’a été mis à disposition des étudiants et des étudiantes pour qu’ils puissent passer leurs examens à distance dans des conditions les moins précaires possibles. 

L’organisation hybride des examens selon les établissements, les universités et les filières,  plonge dans l’incertitude de nombreux étudiants. Cette incertitude s’ajoute à un parcours déjà fragilisé  après un an de cours à distance. De plus, cela marque encore une fois une rupture d’égalité entre les étudiants et les étudiantes. 

Alors qu’il y a aujourd’hui plus d’un étudiant sur six en décrochage, le minimum aurait été de mettre en place un plan national pour que les examens se tiennent dans de bonnes conditions et ce partout sur tout le territoire. 

Le droit à l’erreur doit être garanti. Il faut que l’ensemble des étudiants et des étudiantes aient accès à une seconde session d’examen en présentiel courant juin, quelque soit les notes obtenues. 

Pour préparer cette seconde session il faut mettre en place dès le mois de mai, des séances de TD en présentiel dans les établissements de façon non obligatoire afin de pouvoir aborder sereinement les contenus de cours. Enfin lors de cette seconde session, les  sujets des épreuves doivent être au choix afin de s’assurer que les contenus aient pu être abordés en cours.