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INTERNATIONAL

De Gaza à Jérusalem, les conséquences dramatiques des annonces de Trump

La réconciliation entre le Fatah et le Hamas, n’a toujours pas permis la réouverture du poste frontière de Rafah entre l’Egypte et la bande de Gaza. Donald Trump menace la paix en laissant planer le doute sur une possible reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Une réconciliation sans avancée concrète pour le quotidien des gazaouis

L’annonce de la réconciliation entre les deux factions ennemies avait été accueillie avec joie par les gazaouis, qui y espéraient la réouverture de la frontière égyptienne. La passation de pouvoir devait intervenir le 1er décembre et a été repoussée au 10 décembre.

Malgré la présence d’une délégation égyptienne comme médiatrice entre les deux factions palestiniennes, ces dernières n’ont pas réussi à s’entendre. Plusieurs points de blocage demeurent. Le Hamas réclame la levée des sanctions économiques prises par l’Autorité Palestinienne contre Gaza comme préalable à une transition. Le Fatah porte exactement l’inverse.

En toile de fond, c’est la question du sort de la branche armée du Hamas qui est posé et celle du Djihad Islamique. Ces deux groupes armés par leur existence remettent en cause l’autorité palestinienne et ses forces de sécurité.

Pour les Gazaouis qui subissent le blocus imposé par Israël et l’Egypte, les sanctions provoquées par les dissensions entre le Hamas et le Fatah rajoutent encore des difficultés à leur quotidien.

Trump, risque de briser les espoirs de paix

Le président des Etats-Unis fait pression pour imposer aux palestiniens une paix injuste. Son objectif est de normaliser Israël aux yeux des monarchies du Golfe pour établir une coalition contre l’Iran. Dans cet objectif, Donald Trump a affirmé plusieurs fois être prêt à reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Le congrès des Etats-Unis avait voté une loi en ce sens en 1995, dont l’application est repoussée depuis par les différents présidents en exercice. L’actuel résident de la Maison Blanche a lui même repoussé une première fois l’application de cette loi. Il n’a en revanche jamais caché son intention de la voir un jour s’appliquer avec pour conséquence le déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

L’Organisation de Libération de la Palestine a immédiatement dénoncé :

« Une telle décision déstabiliserait la région toute entière, détruirait le processus de paix, disqualifierait les Etats-Unis de leur rôle »

Tandis que le Hamas de son côté déclarait :

« Ce complot ne passera pas, nous vous mettons en garde contre toute décision en ce sens et nous appelons notre peuple a raviver l’Intifada au cas où des décisions injustes sont prises concernant Jérusalem »

Finalement Donald Trump a repoussé sa décision qui devait intervenir hier soir mais laisse planer une grave menace sur le processus de paix en Palestine. Il semble qu’un entretien téléphonique avec le président de la France ait conduit le dirigeant américain à reporter sa décision.

Le sort de Jérusalem est un des nombreux symboles de la situation en Palestine, la ville est coupée en deux par le plan de partage, mais sa moitié Est est occupée par Israël qui entend faire de la ville en entier sa capitale.

Rédaction
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Collectif de rédaction d'Avant Garde