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A LA UNE INTERNATIONAL

Journée de la paix : un Etat palestinien pour une paix juste et durable

« Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ». Cette célèbre maxime prononcée par Nelson Mandela en 1997 est encore d’actualité et celle-ci prend une dimension particulière, chaque 21 Septembre, lorsqu’arrive la Journée internationale de la paix.

La colonisation et l’apartheid doivent prendre fin

Depuis que celle-ci a été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1981, Israéliens et Palestiniens n’ont hélas toujours pas trouvé la paix. Au contraire même, puisque entre le début des années 1980 et aujourd’hui, le peuple palestinien a connu deux intifidas, l’opération « Plomb Durci », l’opération “Bordure Protectrice”, le mur de la honte,  le blocus de Gaza, les répressions violentes des grandes marches du retour, les arrestations arbitraires et bien sûr la colonisation, le tout sous le silence complice d’une grande partie de la communauté internationale qui préfère regarder ailleurs.

Mais les vives tensions qui ont embrasé la région en mai dernier agissent comme une piqûre de rappel, elles doivent faire sortir l’opinion internationale de sa morosité, d’un fatalisme qui voudrait qu’au Proche Orient, Arabes et Juifs soient condamnés à se haïr et à se faire la guerre. 

Non, nous ne pouvons pas comme l’avait fait le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian renvoyer les deux parties « dos à dos », pas quand nous avons d’un côté un État colonial qui annexe des territoires au mépris du droit international, pas lorsqu’un camp compte les roquettes interceptées alors que l’autre compte les enfants morts. 

Aujourd’hui il est plus qu’important de remettre en cause la politique d’apartheid menée par l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou pendant plus de douze ans et qui va semble-t-il continuer sous le mandat de son successeur Naftali Bennett qui en 2013 déclarait : « J’ai tué beaucoup d’Arabes, aucun problème avec ça ». 

La crise israélo-palestinienne de 2021 qui a suivi l’intervention de la police israélienne sur l’Esplanade des Mosquées et le débranchement des hauts-parleurs de la mosquée al-Aqsa a fait 272 morts, plusieurs centaines de blessés, il faut également ajouter à cela les quelques 72 000 Palestiniens déplacés et les 4650 prisonniers politiques palestiniens, parmis lesquels on peut compter 200 mineurs, 40 femmes et plus de 520 placés en détention administrative. 

Voilà pourquoi les Jeunes Communistes militent pour la libération de Marwan Barghouti et des prisonniers et prisonnières politiques et pour une solution à deux Etats, mais pour cela il est aujourd’hui essentiel que la France reconnaisse officiellement l’Etat de Palestine. En effet en 2014, l’Assemblée Nationale avait voté majoritairement pour une reconnaissance d’un Etat Palestinien, mais ce vote n’a jamais été suivi par les deux gouvernements qui se sont succédés. 

La question n’est pas d’opposer Arabes et Juifs, il ne s’agit pas non plus de stigmatiser les seconds. Combien de progressistes israéliens sont victimes de la politique d’extrême-droite menée autrefois par le Likoud et désormais par Yamina ? Combien de refuzniks ? De jeunes israéliens refusant le service militaire obligatoire, les discriminations, la colonisation, l’orthodoxie de certains dirigeants ? 

Ce 21 septembre doit-être l’occasion de rappeler que la Paix est la seule issue possible à ce conflit meurtrier. Et pour cela il faudra donner à l’Assemblée des Nations Unis les moyens de ses ambitions, il faudra que les dirigeants des grandes nations acceptent de condamner la politique d’extrême-droite israélienne, qu’ils acceptent le boycott mené par les associations comme BDS afin de mettre un terme à l’apartheid, qu’ils soutiennent les progressistes des deux camps, enfin il nous faudra lutter contre la colonisation et réparer nos erreurs. Ainsi aujourd’hui ils sont encore nombreux à scander « Juifs, Arabes, Ensemble » et  « Paix au Proche Orient » et leur appel ne doit pas rester vain. 

« Monsieur, 

Et le temps a passé et vous n’êtes plus là, 

Vous n’avez pas osé qui demain osera ? 

Par-delà les enjeux, les haines, les passions, 

Qui demain osera, recouvré la raison ? 

Enfant, 

Tombé au champs d’honneur, 

En Juillet, un matin, 

Ton sang n’aura peut-être pas été versé en vain.

Messieurs,

Comédiens, musiciens, poètes et chanteurs, 

Que les mêmes racines, rattachent au même cœur, 

Souffrez qu’à votre voix modestement je mêle, 

La mienne afin que règne la paix en Israël. » 

– Georges Chelon, Monsieur.