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EDITO

« La résignation est la meilleure amie de l’extrême droite »

Dimanche, Emmanuel Macron a été réélu président de la République. Je suis soulagée de ne pas voir le pays tomber entre les mains de l’extrême droite grâce à la mobilisation des électeurs et électrices. Mais les chiffres du Rassemblement national m’alarment. Ces chiffres donnent la nausée. L’extrême droite n’a jamais été aussi haute depuis la libération, aussi proche de prendre le pouvoir. 

Je ne veux pas mettre au piloris ceux et celles qui ont fait le choix de voter Marine Le Pen dimanche dernier. Il s’agit ensuite d’aller leur parler. La France ne s’est pas réveillée raciste, nationaliste et xénophobe. La plupart des votants et des votantes de Marine Le Pen l’ont fait par contestation à la politique d’Emmanuel Macron. 

« La France ne s’est pas réveillée raciste, nationaliste et xénophobe »

Je ne banalise ni ne relativise un vote anti-immigration et hostile aux musulmans, mais il montre aussi une France qui subit les politiques libérales, la baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation des prix sans celle des salaires, qui subit un manque de perspectives. Ce vote montre les ravages faits par l’entreprise de dédiabolisation et de banalisation du Rassemblement national.

Cette situation nous oblige. Les 5 ans à venir doivent être ceux de la reconstruction d’une gauche qui parvient à s’adresser aux classes populaires, à nous redonner espoir. Le désarroi, la résignation sont nos pires ennemis et les meilleurs amis de l’extrême droite. 

Alors : pas un pas en arrière. Continuons d’avancer comme nous l’avons fait lors de la campagne de Fabien Roussel. Redonnons espoir et organisons-nous ! À l’UEC, nous continuerons plus que jamais de mobiliser les étudiants et les étudiantes sur leurs lieux d’études et dans les cités universitaires dans cette unique perspective, celle des jours heureux.