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La vaccination est une bonne chose, mais il faut se donner les moyens et l’ambition d’une vraie rentrée universitaire !

Lundi dernier, le Président de la République s’est une fois de plus exprimé face à la nation. Dans son allocution, Emmanuel Macron a annoncé que des campagnes de vaccination seraient organisées “dès la rentrée” pour les collégien·ne ·s, les lycéen·ne·s, les étudiants et les étudiantes. 

Si la vaccination du plus grand nombre est une très bonne chose et est à saluer, c’est aussi  d’une vraie rentrée dont les étudiants et étudiantes ont besoin. En effet, après près de deux ans de cours à distance, de décrochage massif, le retour à la vie universitaire et à des formations de qualité se fait plus qu’attendre. 

De fait, en plus de la vaccination, il est urgent de préparer cette rentrée en bonne et due forme. C’est en injectant des moyens nécessaires  dans l’enseignement supérieur et la recherche que l’on pourra embaucher du personnel éducatif partout sur tout le territoire, afin de développer une université de proximité et de qualité. Cela permettrait notamment de rattraper le retard accumulé et de réduire le nombre d’étudiants et d’étudiantes dans les amphithéâtres. 

De son côté, la  Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a été très claire lors de la conférence de presse qu’elle a donnée en fin de semaine dernière : «Si la vaccination n’est pas au rendez-vous au cours des premières semaines de la rentrée, nous prendrons, en lien avec les autorités sanitaires, des décisions qui s’imposent».  

Ces propos peuvent signifier que si un nombre suffisant d’étudiants et d’étudiantes ne sont pas vacciné·e·s, la rentrée 100% en présentiel pourrait ne pas voir le jour, que les enseignements hybrides que nous connaissons depuis deux ans seraient amenés à se prolonger.

Les étudiants et les étudiantes iront se faire vacciner. Mais ne leur reprochons pas le retard qui leur a été imposé par manque de doses. De fait, la rentrée universitaire doit être la même pour toutes et tous. Encore une fois c’est bien la question des moyens qui doit revenir sur la table pour  permettre la réussite de la rentrée et de l’année universitaire !