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EDITO

Le Gouvernement brasse de l’air !

Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et grande instigatrice de la destruction de l’Université publique avec la loi de programmation et de la recherche, s’est exprimée dans les colonnes du Monde sur le retour en présentiel des étudiants et des étudiantes. 

La  Ministre explique que les amphithéâtres ne sont pas le problème concernant la diffusion du virus, mais plutôt le brassage des étudiants et des étudiantes “l’étudiant qui prend un café à la pause, un bonbon qui traîne sur la table, ou un sandwich avec les copains à la cafétéria”. L’argument donné à l’impossibilité d’un retour massif des étudiants et des étudiantes sur les bancs des universités frise le ridicule, si ce n’est l’infantilisation d’une partie de la jeunesse.

Hier, lors des débats à l’Assemblée Nationale, le Gouvernement a été interpellé à de multiples reprises sur la situation des étudiantes et des étudiantes mais n’a encore une fois avancé aucune solution d’envergure, pire encore celui-ci semble se féliciter du peu de moyens mis en place. Le silence du Gouvernement face à 2,7 millions d’étudiants et d’étudiantes dans l’attente de réponses et d’actes forts est insupportable. 

Pourtant il y a urgence. La réalité des étudiants et des étudiantes est celle d’une précarité qui explose et qui n’est plus à démontrer, des cours à distance qui ne semblent plus avoir de sens, des conditions d’examen inégales selon des universités, des formations qui se dégradent de fait, un décrochage massif. L’incertitude face au lendemain et quant à l’avenir est de plus en plus forte. 

C’est pourquoi, à l’initiative de l’Union des étudiants et des étudiantes communistes, les organisations étudiantes et de jeunesse, dans une tribune parue dans l’Humanité, avancent des solutions et appellent les étudiantes et les étudiants à se mobiliser le 20 janvier prochain, partout en France pour défendre leur formation. 

L’année 2021 ne doit pas être celle d’une année blanche !  La mise en place des moyens humains et matériels est nécessaire afin d’anticiper un retour en présentiel des étudiants et des étudiantes, rattraper le retard, mais également rattraper les étudiants et étudiantes en situation de décrochage. Et si les cours en amphi ne semblent pas être le problème, alors il faut mettre en place un protocole sanitaire strict, afin d’éviter le brassage des étudiants et des étudiantes, assurer leur sécurité ainsi que celle du personnel éducatif et administratif face à l’épidémie. 
Retrouvez la tribune complète sur le site de l’Humanité.