rédaction
EDITO

Le gouvernement nous offre comme seules perspectives chômage et précarité !

La situation pour les jeunes a rarement été aussi catastrophique : avenir bradé, manque de perspectives, chômage, décrochage, etc. Le gouvernement tente de se cacher derrière la pandémie et la crise économique pour masquer son incompétence. 

La crise économique qui traverse le pays touche particulièrement les jeunes. À la fin du dernier trimestre de 2020, plus d’un jeune actif sur cinq était au chômage, d’ici quelques semaines nous en serons à un sur quatre. 

À ces jeunes s’ajoutent des centaines de milliers d’autres en recherche de leur premier emploi ne disposant d’aucun filet de sécurité et laissés à une solidarité familiale hasardeuse. Dans ce contexte, de plus en plus de jeunes sombrent dans la grande précarité. 

En n’offrant que des contrats précaires dans son plan jeunesse, le gouvernement a amplifié ce phénomène de paupérisation. 

Pour les étudiants la situation n’est pas plus enviable, le déconfinement tant attendu n’a pas eu lieu dans les universités. Isolés et livrés à eux-mêmes, de nombreux étudiants n’arrivent plus à suivre leur cours, plus de 450 000 étudiants ont décroché depuis le mois de mars dernier. Ces jeunes se retrouvent sans diplôme sur un marché de l’emploi saturé et dégradé. Le refus d’ouvrir les universités même partiellement rend l’exécutif pleinement responsable de cette situation. 

Pour les lycéens, malgré le contexte exceptionnel et un calendrier qui a été bouleversé par la pandémie, Parcoursup reste inchangé. Dans ce contexte, la sélection à l’entrée de l’université risque d’être plus inégalitaire qu’elle ne l’a jamais été. Cette année encore, des rêves, des ambitions, des projets, des aspirations de centaines de milliers de jeunes se trouveront broyés par la plateforme. 

La pandémie et la crise économique ne peuvent expliquer à elles seules cette situation. Ce sont bien les choix politiques de l’exécutif qui en sont pleinement responsables. 

Pas de doute avec ce gouvernement, la garantie jeune a de longues années devant elle. L’aide destinée à des jeunes en situation de grande précarité éloignée de l’emploi risque de voir affluer un nombre toujours plus conséquent de jeunes en situation de décrochage.