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CULTURE

Les conseils cinéma pour le week-end

Cette chronique présente les films qui m’attirent le plus parmi les sorties de la semaine. Je me base sur la filmographie du cinéaste, la bande annonce et le synopsis du film quand je n’ai pas pu le voir avant !

Un Peuple et son roi

En 1789, un peuple est entré en révolution. Écoutons-le. Il a des choses à nous dire. UN PEUPLE ET SON ROI croise les destins d’hommes et de femmes du peuple, et de figures historiques. Leur lieu de rencontre est la toute jeune Assemblée nationale. Au coeur de l’histoire, il y a le sort du Roi et le surgissement de la République…

Mêlant à la fois personnages historiques et de fictions, Un Peuple et son roi arrive à retranscrire le bouillonnement d’un peuple en quête de souveraineté. Le film a aussi le mérite de mettre en lumière l’importance des femmes dans la Révolution Française, souvent oubliées des livres d’Histoire.  

Rafiki

À Nairobi, Kena et Ziki mènent deux vies de jeunes lycéennes bien différentes, mais cherchent chacune à leur façon à poursuivre leurs rêves. Leurs chemins se croisent en pleine campagne électorale au cours de laquelle s’affrontent leurs pères respectifs. Attirées l’une vers l’autre dans une société kenyane conservatrice, les deux jeunes femmes vont être contraintes de choisir entre amour et sécurité…

Rafiki témoigne d’une réalité au Kenya: l’interdiction de l’homosexualité. Avec beaucoup de finesse et de sensibilité, la réalisatrice met en scène deux jeunes adolescentes qui veulent vivre un amour impossible, au péril de leur vie. Et ce qui nous plait dans Rafiki, c’est que le sujet est traité sans niaiserie ni misérabilisme. Au contraire, Rafiki est un film très politique filmé avec colère et fièvre dans une fougue colorée. L’existence même du film est politique puisqu’il se voit censuré dans son pays et Wanuri Kahiu et que la réalisatrice a risqué l’emprisonnement après la présentation du film à Cannes pour “promotion du lesbiannisme”.

Les deux actrices – qui font leur début au cinéma – sont très bien dirigées et font preuve de beaucoup de naturel, renforçant les propos du film.

Les Frères Sisters

Charlie et Eli Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Eli, lui, ne rêve que d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l’Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

On connaissait Jacques Audiard pour son cinéma social et poignant (Un Prophète, Dheepan) mais c’est à un tout nouveau genre qu’il s’essaye aujourd’hui avec Les Frères Sisters: le western. Accompagné d’une distribution américaine parfaite, Audiard réussit son pari d’un western américain. Dans une mise en scène et un jeu de lumière tout en maîtrise accompagnée d’une bande originale de l’un des plus grands compositeurs de musique de films, Alexandre Desplat, Jacques Audiard signe un grand, un très grand film.