Rédaction | Avant Garde
EDITO

Les droits humains ne sont pas un slogan !

Il y a un peu plus d’un mois, aucun gouvernement de l’Union européenne ne manquait à l’appel pour dénoncer les exactions de la Pologne concernant les droits des femmes. Aujourd’hui, ils sont tous à l’unisson pour soutenir ce même gouvernement et sa politique de répression des migrants à sa frontière. 

Un rideau de fer s’étend à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Quelques milliers de migrants se retrouvent pris en étaux aux portes de l’Union européenne. Ils sont laissés pour compte, dans le froid, sans moyen de se sustenter. Un adolescent de 14 ans est déjà décédé en début de semaine. Peut-être rêvait-il d’être médecin, enseignant ou autre. Mais ça, on ne le saura jamais. Car des dirigeants aux politiques inhumaines en ont décidé autrement. Depuis le début de la crise, les pays européens ont envoyé des soutiens aux forces de l’ordre polonaises pour les repousser : gaz lacrymogènes, matraques, etc. 

Ce mur est d’une honte incommensurable pour chaque Européen. Il vient tristement montrer aux yeux du monde entier que l’Union européenne est incapable de répondre aux enjeux humanistes et au défi de solidarité que nous avons devant nous. 

Les droits humains ne sont pas qu’un slogan qu’on ressort pour critiquer les autres quand ça nous arrange. Ce sont des droits inaliénables qui doivent guider l’ensemble des actions et des décisions politiques.

La politique à géométrie variable des gouvernements européens et notamment celui d’Emmanuel Macron est tout bonnement insupportable. Pire encore, à droite, la course au candidat qui sera le plus extrême dans son inhumanité est un spectacle affligeant et désespérant. 

L’urgence doit être celle d’un accueil digne de ces enfants, des femmes et de ces hommes. C’est la seule voix audible. 

Aujourd’hui, j’ai honte de mes dirigeants. Lorsqu’on abandonne ces familles à leur sort, c’est toute notre humanité qu’on abandonne.